La bonne soeur et le chippendale
bonne soeur et le chippendale
Antoine s endort dans sa voiture devant un monastère un matin soeur Mathilde lui offre l hospitalité. Elle l invite à dormir et à prendre le petit déjeuner dans le monastère, il fait connaissance de soeur Mathilde et se son bon coeur. Il tombe amoureux d’elle,Antoine apprend à sœur Camille qu’il travaille et qu ‘il est chippendale, son nom de scène, c’ est Tonio. Il veut la revoir et revient au monastère, il voudrait lui transmettre une lettre. Mère.Thérèse lui répond derrière la porte, elle lui interdit de revoir soeur Mathilde. Soeur Camille écoute la conversation et vient l’aider.
Il parle de soeur Camille a son ami Bob, il lui dit qu’il perd son temps car leur milieu sont trop différents. Le monde de la nuit et la religion sont un sacrilège.
Soeur Camille et soeur Mathilde prennent un décision.
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- SCENE 1Il est 9 heure du matin, sœur Mathilde va faire ses courses, elle voit un jeune homme dormir dans sa voiture garé devant le couvent. Elle l’accueille et lui propose son aide. Le jeune homme est vêtu d’un blouson noir et d’un jean troué. Ils sont entrés dans le parloir, une table de salon et trois chaises.LA BONNE-SŒUR
- Venez jeune homme asseyez-vous, vous ne pouvez pas rester dans votre voiture, vous allez vous faire attaquer.
LE JEUNE HOMME
- Merci madame, oh pardon ma sœur, je me suis endormi dans ma voiture.
LA BONNE SŒUR
- Bienvenue au couvent St Augustin, je suis sœur Mathilde, je suis là pour aider mon prochain, vous ne désirez pas dormir dans un bon lit pour reprendre votre route ? Vous n‘avez pas un toit où vous logez ?
LE JEUNE HOMME
- Merci pour votre hospitalité, je m’appelle Antoine, mon surnom c’est Tonio, ne vous inquiétez pas, j’ai un logement.
SŒUR MATHILDE
- Enchanté de vous connaître, vous avez faim ?
TONIO
- Non ne vous dérangez pas.
SŒUR MATHILDE
- Je peux vous apportez un bol de café.
TONIO
- Non merci.
SŒUR MATHILDE
- je vous montrerai la chambre des soeurs de passage pour vous reposez.
TONIO
- Vous êtes trop gentil, je n’ose pas refuser.
SŒUR MATHILDE
- Vous ne devez pas refuser l’aide de dieu qui se présente sur votre chemin,Vous ne me semblez pas être un homme malsain, malgré votre tenue vestimentaire.
TONIO
- Vous voulez parler de mon Jean troué, c’est très tendance.
SŒUR MATHILDE
- Vous faites quoi dans la vie ? Vous avez un travail ?
TONIO
- Je vais vous choquez, je suis un danseur qui s’exhibe devant les femmes, je suis un chippendale, un stripteaser plus précisément.
SŒUR MATHILDE
- J‘ai déjà vu ça, vous êtes vêtu avec un espèce de slip tout fin qui tient par une ficelle.
TONIO
- On appelle ça un string, d’abord je suis habillé en gangster avec mon chapeau Panama et après je me déshabille peu à peu.
SŒUR MATHILDE
- Vous êtes costaud, vous devez être beau en danseur à moitié dénudé, j’espère que vous en vivez bien, cette activité vous rapporte ?
TONIO
- Je ne suis pas mécontent de mes soirées, je gagne pas mal ma vie.
SŒUR MATHILDE
- Dieu m’excusera pour mes questions impertinentes.
TONIO
- C’est normal, vous devez vous renseignez auprès des personnes en ouvrant les portes de votre couvent.
SŒUR MATHILDE
- Et votre famille, vos parents, vos frères et sœurs sont au courant ? Ils apprécient que leur fils ou leur frère fassent ce genre de métier ?
TONIO
- Toute ma famille est au courant, je n’ai rien à cacher, ça choque un peu sur le moment mais ils ont tous très bien accepté.
SŒUR MATHILDE
- Vous reveniez de faire votre show ?
TONIO
- Oui dans un club de stripstease, je me suis garé, j’étais fatigué, je me suis endormi dans la voiture, et vous pourquoi vous vous êtes engagez dans les ordres, vous êtes jeune ?
SŒUR MATHILDE
- J’ai eu la révélation de dieu, j’étais dans une église, je regardai le christ sur sa croix et une force inconnue a pénétré tout mon être, j’avais vingt-cinq ans.
TONIO
- Depuis ce jour là, vous avez été séduit par le christ ?
SŒUR MATHILDE
- C’est bien ça, je suis unie à lui pour le restant de mes jours.
TONIO
- Vous êtes encore jeune, vous pouvez tomber amoureuse.
SŒUR MATHILDE
- J’ai trente cinq ans et pour moi les hommes c’est bien fini, je ne veux pas trahir notre dieu tout puissant et vous quel âge avez-vous ?
TONIO
- J’ai trente-six ans, comment pouvez-vous dire que les hommes et l’amour c’est fini, vous avez un beau visage caché sous ce voile.
SŒUR MATHILDE
- Vous me flattez, ne vous inquiétez pas pour moi, vous êtes fatigué, je vais vous accompagnez à votre chambre suivez-moi.
TONIO
- Merci sœur Mathilde, vous êtes un ange tombé du ciel.
SŒUR MATHILDE
- Merci Antoine, je peux vous appelez Antoine ? J’apprécie énormément votre compliment.
TONIO
- Bien sûr et encore merci, vous pouvez m’appeler Tonio tout court.
Sœur Mathilde sourit à Tonio, il la suit jusqu’à la chambre des sœurs de passage.
La scène s’assombrie
SCENE 2
Quelques heures plus tard, ils sont au réfectoire sur une longue table, Sœur Mathilde sert le petit déjeuner à Tonio.
SŒUR MATHILDE
- Ce petit déjeuner va vous donnez des forces, vous désirez un autre bol de café ? Une autre tartine de pain? C’est du bon pain de campagne.
TONIO
- Merci sœur Mathilde, vous êtes trop bonne, enfin je veux dire, très gentille.
Soudain la porte s’ouvre, la mère supérieur arrive, Sœur Mathilde et Tonio sont surpris dans le réfectoire.
MERE THERESE
- Bonjour Monsieur, je suis la mère supérieur Thérèse, alors sœur Mathilde, c’est votre nouveau protégé que vous avez recueillit entre les murs de notre couvent.
TONIO
- Bonjour Madame, mère Thérèse, ma mère.
SŒUR MATHILDE
- Oui ma mère, c’est monsieur Antoine, il était très fatigué pour reprendre la route, il dormait dans sa voiture.
La Mère supérieur reste debout, elle observe, le nouveau venu.
MERE THERESE
- Comment vous appelez-vous monsieur ?
TONIO
- Je m’appelle Tonio, enfin Antoine.
MERE THERESE
- Antoine comment ? Vous avez bien un nom ?
TONIO
- Antoine Larrieux.
Ils se lèvent pour partir.
- Je vais vous laissez.
Mère Thérèse observe son pantalon, son jean troué.
MERE THERESE
- Non, ne partez pas, j’ai quelques questions à vous posez.
TONIO
- Oui allez-y je suis à votre disposition pour un interrogatoire.
SŒUR MATHILDE
- C’est normal Tonio, enfin Antoine tous les passants accueillis dans notre couvent sont interrogés par notre mère supérieur.
MERE THERESE
- Merci Sœur Mathilde, vous n’êtes pas recherché par la police ? vous ne sortez pas de prison ? vous avez de la famille ? Vous ne cherchez pas à vous cachez chez nous ? Vous avez un toit où vous logez ? Vous vous droguez ?
TONIO
- Non pas du tout, j’ai de la famille, j’étais trop fatigué pour rentrer, je travaille la nuit, comme j’expliquai à sœur Mathilde, je…
MERE THERESE
- Vous avez peur de me choquez, vous aviez trop bu pour rentrer chez vous, vous avez un drôle de surnom, c’est une couverture ?
TONIO
- Pas du tout, je ne bois jamais pendant mes shows, Tonio, c’est mon nom de scène, je suis chippendale enfin stripteaser.
MERE THERESE
- AH bon ! Vous pourriez me décrire comment se déroule votre show ?
TONIO
- J’arrive sur scène vêtu dans une tenue de gangster, les femmes adorent, je me dévêtis délicatement en dansant sur une musique de David Guetta.
MERE THERESE
- Mon dieu ! Vous êtes entièrement nu ?
SŒUR MATHILDE
(Rétorque)
- Non ma mère, il se retrouve en string.
Mère Thérèse se tourne vers soeur Mathilde.
MERE THERESE
- Vous êtes bien au courant sœur Mathilde, vous en avez déjà parler ensemble de cette activité ?
SŒUR MATHILDE
- Oh…Vaguement.
MERE THERESE
- Très bien, j’en ai assez entendu, vous compter partir quand ?
TONIO
- Après le petit déjeuner.
SŒUR MATHILDE
- S’il désire se reposer, il peut reprendre la chambres des sœurs de passage.
MERE THERESE
- Sœur Mathilde, dieu à bon cœur, il ne faut pas trop profiter de sa bonté.
SŒUR MATHILDE
- Peut-être que nous nous reverrons un jour.
MERE THERESE
- Et peut-être un jour, vous assisterez à un de ses spectacles, n’est-ce pas sœur Mathilde !
SŒUR MATHILDE
- Je n’ai pas dit ça !
MERE THERESE
- On ne sait jamais, vous seriez tenté par le diable, n’oubliez pas sœur Mathilde, vous êtes unis à Dieu et vous lui devez fidélité et respect, il exclut toute perversité malsaine de n’importe quel étranger sur cette terre.
TONIO
- Je ne vais pas vous dérangez et je ne suis pas le diable.
SŒUR MATHILDE
- Attendez un instant, votre femme et vos enfants doivent vous attendre.
TONIO
- Je ne suis pas marié, peut-être un jour, si dieu le veut.
MERE THERESE
- Laisser dieu en paix, le monde de la nuit appartient au diable.
TONIO
- Ah ! Je suis un être diabolique, car j’apporte le plaisir des yeux.
MERE THERESE
- Nous ne serons pas d’accord sur certains sujets, je vous laisse, bonne route monsieur Larrieux.
TONIO
- Au revoir Mère Thérèse.
La mère supérieur part en claquant la porte.
SŒUR MATHILDE
- Vous avez fait connaissance avec la mère supérieur.
TONIO
- Elle n’est pas très commode.
SŒUR MATHILDE
- Au fond, elle a bon cœur.
TONIO
- Elle doit être très fidèle à dieu, il ne risque pas d’être trompé.
SŒUR MATHILDE
- Oh monsieur Tonio ! Que dites-vous là ! Vous êtes un petit coquin.
TONIO
- Je suis contente de vous avoir connu sœur Mathilde, vous êtes si belle caché derrière ce voile, dieu est gâté.
SŒUR MATHILDE
- Moi aussi, j’ai été heureuse de vous connaître et de vous avoir ouvert les portes de notre couvent.
Tonio sourit
TONIO
- Vous êtes un ange venu des cieux.
SŒUR MATHILDE
- Merci Antoine, je ne vous oublierai jamais.
Tonio plonge dans les yeux de Sœur Mathilde.
TONIO
- Vos yeux ont une flamme, une lumière, il n’y a que dans les yeux marrons que l’on découvre cette étincelle, je vais partir.
SŒUR MATHILDE
- Un jour peut-être, nous nous reverrons, vous pouvez revenir me voir, j’ en serai très heureuse.
TONIO
- Avec plaisir ! Merci pour tout, je ne vous oublierai jamais sœur Mathilde, vous êtes inoubliable.
SŒUR MATHILDE
- Vous non plus Antoine, je garderai de vous un bon souvenir, je vous raccompagne.
Tonio regarde une dernière fois sœur Mathilde, ils se dirigent tous les deux jusqu’au hall d’entrée.
La scène s’assombrie.
SCENE 3
Tonio est dans son appartement, il est seul et silencieux, il pense à sœur Mathilde, il n’arrive pas à l’oublier. Soudain on sonne à la porte, c’est Bob l’ami de Tonio.
Tonio ouvre la porte, ils s’embrassent sur la joue.
BOB
- Alors mon Tonio, ton show c’est bien passé hier soir ? T’es bien rentré ?
TONIO
- ça c’est très bien passé, les femmes toujours aussi hystérique.
BOB
- Je ne te trouve pas comme d’habitude, tu n’es pas dans ton assiette, Tu ne serais pas amoureux, tu as rencontré une belle femme hier soir.
TONIO
- Peut-être.
BOB
- Comment ça peut-être, tu as rencontré une femme oui ou non ?
TONIO
- Oui et non.
BOB
- Comment ça ! Elle n’est pas libre ?
TONIO
- C’est ça, c’est une femme qui n’est pas libre.
BOB
- Merde, t’as pas de chance, elle est mariée ?
TONIO
- Oui elle n’est pas libre, comme je le voudrai.
Bob réfléchit à ce que dit Tonio.
BOB
- Je ne comprends rien, tu veux qu’elle soit libre ? Qu’elle divorce de son mari ?
TONIO
- Oui je voudrai qu’elle soit libre d’un homme invisible.
BOB
- Son mari voyage beaucoup, elle ne le voit presque pas.
TONIO
- Elle ne le voit jamais, je voudrai la délivrer de toutes ses chaînes.
Tonio observe le plafond.
Bob observe Tonio, il trouve son comportement étrange, il regarde à son tour le plafond et réfléchit.
BOB
- Ils t’ont offert un verre à boire avec une dose de…
TONIO
- Je n’ai rien bu, je n’ai rien fumé, J’ai seulement rencontré une sainte.
Bob réfléchit à ce que dit Tonio.
BOB
- C’est quoi ces énigmes, dis moi ce qui te tracasse.
TONIO
- Tu ne vas pas me croire et tu vas te foutre de ma figure.
BOB
- Vas-y ! Je t’écoute.
TONIO
- Je t’apporte une bière.
Tonio va chercher deux bières dans le frigo et les posent sur la table de salon.
TONIO
- Hier soir, j’étais fatigué, je me suis arrêté et j’ai dormi dans ma voiture.
BOB
- Tu as rêvé ?
TONIO
- Je me suis garé devant le couvent st Augustin, une bonne sœur m’a offert le petit déjeuner et j’ai dormi dans la chambre des sœurs de passage.
BOB
C’est quoi cette histoire ! Et tu t’es fait la bonne soeur ?
Il éclate de rire.
TONIO
- Non, je suis tombé amoureux d’elle, je voudrai retourner dans ce couvent.
BOB
- J’ai compris quand tu regardes le plafond, les chaînes, cette femme qui n’est pas libre, c’est une drôle d’histoire, c’est la cinquième dimension.
TONIO
- Pourtant c’est la vérité.
BOB
- Un jour tu l‘as reverra, on va sortir pour te changer les idées.
Tonio à la tête dans les nuages.
La scène...