Maison à vendre à Loué

Vous connaissez la ville de Loué ? Elle est pourtant réputée pour ses poulets… Là-bas comme ailleurs, on y vend aussi des maisons.
Ce n’est certainement pas Ouioui, la secrétaire du député comme on la surnomme qui dira le contraire. Pas plus d’ailleurs que Pippa, sa maîtresse.
De là à se déguiser en SDF, comme Peggie pour espionner son concurrent…
55, rue Saint-Honoré à Paris ? Ça vous dit quelque chose, n’est-ce pas ?
Martial Lacourt, député, aidé de Quasimolo et de Joe la Cavale, ses vrais amis , pense avoir trouvé un titre de propriété au porteur à cette adresse…
Imaginez que le palais de l’Elysée n’a pas de réel propriétaire… ! Plus c’est gros, mieux ça passe, non ?
Sauf que le 55, rue Saint-Honoré n’est pas le 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, et ça, ils sont tous passé à côté de l’info !

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ACTE I

 

Un jeudi en milieu de matinée avec son marché sur la place principale, face à la boutique. L’ouverture du rideau se fait sur une pièce d’accueil qui est, de toute évidence, un bureau de permanence politique puisqu’elle est envahie de posters et affiches à la gloire du député local. Personnages très imbus de lui-même et très véreux. Il y a des cartons entreposés, des prospectus, etc. Un bureau vieillot, un ordinateur portable, un téléphone et quelques chaises. On peut lire à l’envers de la vitrine opaque donnant sur la rue « permanence du dépité (attention, bien lire dépité)  Lacourt ». Une porte d’entrée principale en façade de type boutique placée plutôt vers le centre de la scène et deux autres portes opposées donnant l’une sur des toilettes et l’autre sur un débarras, fourre-tout, etc. Au mur, face AU public, un cadre qui semble anodin. Il représente une vieille photo du député que Martial ne veut surtout pas changer… Il y a un grand pot de fleurs bien en évidence sur la scène et les fleurs sont bien fraîches (au début !).

Martial (Qui entre dans la boutique plutôt discrètement et s’adressant à lui-même autant qu’au public) – Quand je pense qu’ici il y a un titre de propriété planqué qui a une valeur inestimable et que tout le monde passe devant sans même le savoir… Ah le proverbe dit bien la vérité : plus c’est visible, moins ça se voit… (Puis se retournant vers l’intérieur et brutalement, en montant très fort la voix) Vous êtes là Ouioui ?

Ouioui (Qui sort du bureau annexe, toute guillerette comme à son accoutumée et pleine d’entrain. Elle prononce alors un fameux « oui, oui » qui reviendra tout au long de la pièce mais de manière exagérée et de telle sorte qu’il doit faire rire, haut en voix fluette et tout en longueur) – Oui, oui. (Puis après un bref instant)  Bonjour monsieur le député !

Martial (Posant son veston sur le dos d’une chaise négligemment, bien qu’il y ait déjà un blouson posé sur le dossier) – Je vais avoir besoin d’un carton des nouveaux prospectus. Je dois aller faire un saut à Shempagne dans le patelin de l’autre idiot de Jacques Jeansais. Cet imbécile de concurrent politique qui veut me piquer ma place à l’Assemblée nationale !

Ouioui (Qui s’explique mal et prête à confusion) – Ca se voit que vous vous y connaissez bien dans ce genre de personnage…

Martial (Qui se retourne brutalement, surpris vers Ouioui) – Comment je la prends votre réflexion ? Comme un imbécile ou comme un idiot ?

Ouioui (Qui n’a rien compris et très nunuche, s’asseyant derrière son bureau) – Oh ben les deux je crois. Enfin c’est vous qui savez hein…

Martial (Dépité) Pfffff !

Martial s’absente un instant pour aller aux toilettes… Le téléphone du bureau retentit. C’est un téléphone de vieille génération avec sa sonnerie ringarde. Après deux sonneries, Ouioui se lève et décroche.

Ouioui – Allô !

Tél. – …

Ouioui – Oui, oui. Vous êtes bien chez Martial Lacourt, le député.

Tél. - …

Ouioui – Ah mais j’entends très, très mal. (S’énervant dans le téléphone et criant presque) Causez dans le micro Stephen… …Pas dans le haut-parleur !

Tél. - …Un assez long moment durant lequel Ouioui, lance sans cesse des « Oui, oui ».

Ouioui (Au bout d’un petit moment s’étonne soudainement) – Ah ben ça alors ! Il a raccroché le gougeât. Déjà que je n’entendais presque rien. (Imitant le téléphone décroché) C’est facile de faire tip, tip, tip, tip, tip… Moi aussi je peux faire tip, tip, tip, tip, tip pour faire croire que je ne suis plus au téléphone… (Puis, énervée de la situation, se venge sur le sous-main) C’est comme ce sous-main, qu’est-ce qu’il peut être moche et vieux. Un de ces jours je vais le piquer et le refiler à mes gosses pour qu’ils jouent. J’en mettrais un neuf en papier à la place et il n’y verra que du feu le député…

Martial ressort des toilettes et d’évidence, a juste oublié de finir de refermer sa braguette. On voit juste un bout de chemise qui dépasse négligemment.

Martial – Qui appelait ?

Ouioui (Les yeux fixés au mauvais endroit) – C’est jour de paie aujourd’hui monsieur le député. (Mettant une deuxième couche dans une remarque sans concession) Et puis je n’ai pas entendu la chasse d’eau ! Faudrait bien y penser de temps en temps… Ça pue sinon !

Martial (Comprenant très vite la situation se dépêche de faire ce qu’il faut d’un geste rapide mais néanmoins évocateur en tournant le dos au public) (Option non obligatoire : pour faire croire au public que ce n’était pas prévu, Martial peut ajouter avant : C’est pas dans le texte ça !)C’est sûr que c’est quelque chose qui ne risque pas de vous arriver à vous, Ouioui. C’était qui au téléphone ?

A cet instant, irruption sans prévenir de Peggie. Il faut absolument que sa dégaine soit totale et qu’elle soit vêtue de telle manière que l’on puisse imaginer une odeur pestilentielle et tout ce qui va avec… Ne pas hésiter à exagérer, cheveux en bataille, jeans troués, veste verdie, etc. et la bouteille d’alcool au bout de la main bien entendu.

Peggie (Qui entre brutalement dans la boutique et coupe tout le monde dans la conversation, sans aucune gêne, parle fort et sans ambiguïté.) – Faut que je fais (je fais) pipi ! C’est urgent. Z’avez des toilettes à me prêter ?

Ouioui (Sidérée) – Oui, oui…, nous avons des toilettes mais… elles sont privées.

Peggie (Qui éclate de rire) Privées de quoi ? De dessert au chocolat !

Martial (Qui reste ahuri et surpris) Ben c’est quoi cette façon de s’imposer. Qui vous a permis d’entrer comme ça sans prévenir ?

Peggie (Qui ne se dégonfle pas) – Sur votre vitrine, c’est marqué « Vous êtes ici chez votre député comme chez vous ». Alors moi y’a pas besoin de me le dire deux fois…

Ouioui (Qui en rajoute sans se rendre compte de sa bévue) C’est vrai que sur le bas de la vitrine, vous avez fait mettre ça monsieur le député !

Martial (S’énervant) Mais c’est juste pour décorer. Pas pour de vrai. Enfin ! Voyons ! Non mais ! C’est juste de la pub. Ce n’est pas fait pour que les gens le croient… Les promesses des députés n’engagent que ceux qui les écoutent, vous savez bien…

Peggie (Qui s’approche si près de Martial et Ouioui que ces deux-là ont un recul très net dû à l’odeur et le font savoir par les gestes appropriés) – Mais c’est une horreur votre parfum. Vous avez acheté ça où ?

Ouioui (Démonstratrice) Je ne suis pas certaine que ce soit du parfum Martial. Je dirais plutôt…

Peggie (Qui relève la tête, fière) C’est du « sens pas bon ». Et ça ne va pas tarder à être pire si vous m’obligez à faire dans mon froc !

Ouioui – Ah ben non, non, non alors !

Martial (Qui semble stupéfait et se retourne vers Ouioui) – Ah ben ça alors, Ouioui qui dit non, non. C’est une première !

Peggie (Lançant un ultimatum) – Alors je fais ou je ne fais pas dans mon froc… Faudrait savoir ?

Martial (Qui se précipite en courant sur la porte des toilettes, l’ouvre en grand et indique de son bras) – Surtout pas. C’est par ici…

Peggie entre sans autre forme de procès et prend bien soin de refermer la porte derrière elle. On entend le cliquetis du verrou très nettement.

Peggie (Fermant la porte) – Je vais bien y arriver toute seule.

Ouioui – Ah ben ça alors, pour une surprise, c’est une surprise…

Martial – Mais elle sort d’où elle ? Et d’abord qui c’est ?

Ouioui – Elle sort d’où ? Ben de devant la boutique. Elle fait la manche et la nuit elle dort dans le petit couloir d’entrée de l’immeuble juste à côté…

Martial – La manche devant ma porte de permanence. Vous rigolez j’espère… Mais qui est-ce d’abord ?

Ouioui – Ah mais je n’en sais rien moi. Vous lui demanderez vous-même. Je ne fréquente pas ce genre de personnage vous savez.

Martial – Mais elle est là depuis quand ?

Ouioui (Pas trop sûre d’elle et repartant vers son bureau) Depuis quelques jours seulement, je crois. Je ne l’avais jamais vue avant.

Martial – Hé bien Ouioui, vous allez la déloger. Ce n’est pas compliqué.

Ouioui (Se rebellant énergiquement et venant faire face à Martial, tout près et droite) Ah non, ce n’est pas à moi de faire ça. De plus elle pue à cent mètres à la ronde. Non, non, non, non, non, je ne m’occupe pas de ça…

Martial (Qui revient à sa conversation) – Nous nous sommes égarés de notre conversation, c’était qui au téléphone tout à l’heure ?

Ouioui – C’était votre ami Stephen. Il appelait de New York ? (Dans un grand élan émotif) Ah comme j’aimerais bien, moi aussi, aller en Australie… Les pingouins, les éléphants… et tout, et tout !

Martial (Qui s’approche, sidéré par la connaissance géographique d’Ouioui) Les pingouins de New York ! Que diable fait-il là-bas ?

Ouioui (Prenant la pose de la statue de la Liberté, mais avec la main gauche au lieu de la droite) – La statue peut-être !

Martial (Qui commence à compulser son agenda) Vous vous prenez pour Bartholdi, Ouioui ? Bartholdi n’était pas gaucher. Sa statue non plus d’ailleurs.

Ouioui – Non, non. Il était pressé et parlait très mal ! C’est un gougeât qui m’a raccroché au nez.

Martial (D’abord perdu) Bartholdi ? (Puis se reprenant) Ah ! Vous voulez dire Stephen. Pressé sans doute mais parlant mal, connaissant Stephen, ça m’étonne.

Ouioui (Retournant à son bureau) Faut dire qu’il était entre deux gendarmes…

Martial (Sûr de lui) Il n’y a pas de gendarmes à New York, ce sont des policemen !

Ouioui – En fait, il m’a dit qu’il était entre deux douaniers fédéraux !

Martial – Fichtre. Entre deux douaniers ? Voyez-vous.

Ouioui – Oui, oui. Deux devant et deux derrière…

Martial (Qui semble soudain plutôt mal à l’aise) – Et vous a-t-il dit pourquoi il se trouvait dans cette fâcheuse posture ?

Ouioui (Laissant Martial sur sa faim) Oui, oui !

Martial (S’énervant) Hé bien dites-le Ouioui, vous voyez bien que je n’attends que ça.

Ouioui (Se relevant pour faire face à Martial et imitant les mains dans les poches) Je ne réponds qu’à une seule question à la fois. Donc il m’a dit que les trucs machins de la douane avaient trouvé de la poudre blanche dans ses deux poches.

Martial (Etonné) De la poudre blanche !… (Inquiet et tournoyant sur lui-même) Ah ben ça alors !

Ouioui (S’énervant) Ca, c’est toujours pareil les mecs. Ca ne nettoie jamais rien et hop, les poches sont blanches. (Très naïve) Ca devait sans doute être du sucre…

Martial (Complètement abasourdi par la déduction d’Ouioui) – Du sucre ! Ben tiens. Du sucre. Vous savez ce que vous dites Ouioui…

Ouioui – Je dis du sucre comme j’aurais dit de la farine. C’est aussi de la poudre blanche…

Martial (Atterré et se frappant le front de la paume de la main) On touche le fonds…

Ouioui (Qui n’a pas compris) Oui, c’est forcément le fonds. C’est dans le fonds des poches que ça tombe hein. Ça ne vole pas. Ça ne part pas en fumée non plus ! Ce n’est pas de la marie-poua-poua !

Martial (Irrité et s’énervant) – De grâce, Ouioui, réfléchissez deux secondes avant de parler… De la poudre en fumée…

Ouioui (Se touchant les cheveux et constatant) – Zut, j’ai deux barrettes qui se sont fait la malle… C’est autre chose que votre poudre blanche, mes barrettes quand même…

Martial (Tapotant à nouveau son front de sa paume) – Ce n’est pas possible, elle va me faire péter un joint…

Ouioui (Eclatant de rire) – C’est drôle tout à coup, on se croirait dans un vieux film français que j’ai revu il n’y a pas longtemps au cinéclub ! (Prononcer club et pas cleub.)

Martial (Qui ne suit pas) – Vous vous intéressez au cinéma Ouioui. Des films « sentimentaux » (couper un peu le mot)  je suppose… Quel film donc ?

Ouioui – Oh ben si alors, il y a des ti manteaux. C’est nul ce que vous dites. C’était un film super, le titre euh… (Après un long moment bête à réfléchir) Ah oui, « La French connection » (prononcer la franche connexion), ça parle beaucoup de barrettes, de poudre blanche cachée dans la voiture et de fumée, de joint, et tout et tout. Et y’a du flic ! C’est rigolo !

Martial (Qui change immédiatement de sujet en s’énervant) – Et c’est tout ce que Stephen vous a dit : « Je suis entre deux douaniers » ?

Ouioui – Oh ben non alors. Mais j’ai eu du mal à comprendre quand même…

Martial (S’emballant) Allons, allons, Ouioui, que je ne sois pas obligé de vous arracher tous les mots de la bouche comme ça.

Ouioui – Il m’a parlé de sa Sireine.

Martial (Perdu) De sa quoi ?

Ouioui (Qui continue à vaquer à ses occupations de secrétaire) Sireine. Il m’a dit que sa nouvelle fiancée aller arriver chez nous dans la journée.

Martial – Stephen vous a dit qu’il était fiancé à une sirène ? (Tourmenté et vers le public) Alors oui, je crois qu’il a fumé quelque chose de bizarre le Stephen.

Ouioui (Ironisant) Ah mais non, pas une sirène de pompier…

Martial – Moi je pensais à la sirène des mers…

Ouioui (Qui débite trop vite et sans réfléchir) Mais non, vous êtes con… (Se ressaisissant) Euh pardon, je voulais dire vous ne comprenez pas monsieur le député. Sireine, une femme qui s’appelle Sireine. Il a dit comment ça s’écrivait mais je n’ai pas tout compris, alors je crois que c’est un peu comme une reine quoi ! Avec des « si » devant.

Martial (Ahuri) – Ah ! (Décidant de changer de sujet car il se sent soudain mal à l’aise avec cette histoire de drogue) Et mon carton de prospectus, il est où ?

Ouioui (Qui veut partir d’un pas décidé vers le débarras) – Je vais le chercher dans le débarras.

Martial – On verra ça après. Comment on fait pour rappeler un numéro qui vient d’appeler ? Je vais essayer de rappeler Stephen.

Ouioui (Qui est vraiment peu douée) Ben vous êtes bête… Vous refaites le numéro tiens ! Pfff !

Martial (Désabusé) Mais je ne connais pas le numéro. Il y a quand même bien une touche qui permet de relancer le dernier numéro qui a appelé ?

Ouioui – Oui, oui. Sans doute, mais moi je ne sais pas. Faites le 17, peut-être qu’eux pourront vous le retrouver ?

Martial (Sidéré) Vous savez ce que c’est que le 17 Ouioui ?

Ouioui – C’est le numéro d’urgence de la poste je crois !

Martial – Le 17, Ouioui, c’est le numéro des flics… Et s’il y a bien des gens que je ne veux pas voir ici, ce sont bien eux !

Ouioui (Larguée) Ah bon, ils sont 17 ? Pourquoi ? Je vous l’avais dit que votre téléphone était pourri tellement il était vieux. Maintenant faut pas vous plaindre…

Martial – Oui, mais celui-là ne m’a rien couté, je l’ai piqué dans les archives de l’Assemblée nationale.

Ouioui – Si vous le dites, moi je ne sais pas. Pour refaire le numéro, je ne sais pas, essayez avec le 36 quelque chose…

Entrée très tonitruante de La Berlue (Bérengère). Femme très « chic », très « classe », très « autoritaire » tête très haute et qui se la « pète grave ». Très à manière. Il faut absolument en exagérer.

Bérengère (Très irritée) – C’est quoi ce souk devant la boutique. Tu fais la manche Martial ?

Ouioui (Tendant la main que Bérengère ignore) Bonjour Bérengère ! Vous allez bien ce matin ?

Bérengère – Ça ira mieux quand mon idiot et député de mari m’aura dit ce qui se passe ici. Vous vous rendez compte, un jour de marché… Je vais passer pour quoi moi !

Martial (Soudain tout doux et tout mielleux, se dirigeant faux-cul vers Bérengère) Qu’est-ce que tu as Bérengère ma princesse à t’énerver comme ça ? Allons mon petit lapin ?

Bérengère (Qui fait des gestes ostentatoires de reniflement pour exprimer qu’elle sent une odeur bizarre) – Mais c’est quoi cette odeur qu’on entend. C’est vous Ouioui, qui portez un parfum comme ça ? C’est dégoûtant. Ça pue. (Très sèche) Je vous l’affirme, ça pue !

Martial (Lançant un mauvais jeu de mots) Ca « purrez » être pire pourtant.

Ouioui (Qui n’a pas compris) Ah non ! On n’a pas encore entendu la chasse d’eau !

Bérengère (A Ouioui) – Vous vous foutez de ma goule ou quoi ?

Ouioui (Machinalement) Oui, oui… (Se reprenant) Euh je veux dire non, non !

Martial (Faisant semblant de réprimander Ouioui) Allons Ouioui, maîtrisez votre langage !

Ouioui (Trop heureuse de quitter le bureau) Je vais aller vous chercher votre carton de prospectus dans le débarras monsieur le député…

Ouioui quitte la scène direction du débarras en refermant doucement la porte derrière elle.

Bérengère (Continuant de retirer son manteau, fouillant son sac à mains) Etonnant qu’elle se tire comme...

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