Panique au Zanzibar

Après Hôtel Zanzibar et Bazar au Zanzibar, voici “Panique au Zanzibar”.
Pas de panique, pas tout de suite, , m’eme si c’est la suite, on s’y retrouve mais avec cette équipe, allez savoir.
Située dans un petit hôtel de province, la pièce démêle les fils d’un aspirateur disparu, vrai personnage de théâtre, avec une équipe qui ne lâche pas l’affaire. Rosette devenue patronne de l’hôtel a fort à faire avec son Appolonius, commissaire amoureux, sa copine de toujours Félicité, une famille venue de nulle part et qui revient, une intrigue policière “électrique”, dont le fil rouge reste l’amour et l’amitié, la drôlerie et le côté loufoque de la vie.

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ACTE I

Scène 1

(Le hall de l’Hôtel Zanzibar, avec un bar qui fait office d’office, des bouteilles accrochées derrière lui. « Hôtel Zanzibar » est affiché sur le bar. Au mur : une carte de Zanzibar annotée « Pugnon was here » et « Direction Tombouctou ».
Trois portes : côté cour, côté jardin, et une porte vers la cuisine à gauche du bar.
Un canapé côté jardin, une table basse au centre, un tabouret de bar côté cour. Le hall a changé : on devine des travaux.)

(Au bar, VICTOR essuie des verres en sifflotant. JUSTINE, sa fiancée, tape nerveusement sur un ordinateur.)

VICTOR :
Ah mon amour, le progrès énerve autant qu’il fait avancer.

JUSTINE :
Eh bien on n’avancerait pas si je ne m’énervais pas. Et ça, ce n’est pas le progrès, c’est une question de volonté.
Plusieurs fois que je lance un rendez-vous pour l’électricien, ils répondent que tout est enregistré…

VICTOR :
Et toujours pas d’électricien.

JUSTINE :
Avoue, ce n’est pas en essuyant les verres qu’on essuie les plâtres ! À moi les corvées et l’administratif !
Mais bon, si je te laisse faire, tu serais capable de faire disjoncter cet ordinateur rien qu’en le regardant.

VICTOR :
Ce n’est pas ma faute si le four a fait exploser toutes les ampoules ou presque.
C’est le disjoncteur qui a disjoncté. Complètement fêlé.
C’est vrai que je n’aurais pas dû brancher le fer à repasser sur la même prise que celle du barbecue.
Mais c’est surtout quand j’ai voulu mettre le grille-pain que tout a grillé… et très bien d’ailleurs…
Plus de pain, que des cendres, et les murs à repeindre !
Que veux-tu, depuis que la Pugnon est revenue, il y a comme un air de tension… électrique dans la maison.

JUSTINE :
A-t-on juste idée de mettre un fer à repasser dans la cuisine ?

VICTOR :
C’est la Pugnon.
Elle disait que dans un village perdu à Zanzibar, eh bien ils repassaient le poisson pour qu’il reste bien plat.

JUSTINE :
Et tu l’as crue ?

VICTOR :
Ben oui puisqu’il était déjà cuit.
Et j’y ai cru… (il réfléchit) J’aurais pas dû.

JUSTINE :
Ah ça non. En plus, les nouveaux anciens clients vont arriver.

VICTOR :
Tu parles de l’Igor Stravinski et de sa marmaille en folie ?
Paraît que c’est quelque chose !

JUSTINE :
Une famille qui vient de l’est et qui a perdu le nord.
Je crois bien qu’ils sont passés à l’ouest pour revenir au centre, ici à l’Hôtel Zanzibar,
pour finalement repartir au pays du soleil levant.
Rosette, la patronne, m’a dit qu’ils avaient laissé leurs bagages ici et, zou, partis en coup de vent.

VICTOR (avec de grands gestes) :
Si c’est un vent d’est qui va vers l’ouest, eh bien ils vont faire le tour du monde pour y arriver en Asie.

***

ACTE I

Scène 2

(Entrent ROSETTE avec FÉLICITÉ, chacune avec une lampe de poche allumée. FÉLICITÉ illumine son visage avec sa lampe.)

FÉLICITÉ :
Ça y est, je crois qu’on est arrivées. Y’a de la lumière mais je n’y vois plus rien.
N’est-ce pas VICTOR que je vois dans l’ombre faire la plonge ?
Le même qui nous a plongé dans la nuit ?

(ROSETTE remet la lampe de poche dans la bonne direction, pile sur VICTOR.)

ROSETTE :
Mais oui, c’est bien lui ! Et lui, il va plonger pour ses méfaits, le plongeur.

VICTOR :
J’avoue. (Il tend les deux mains, chiffon et verre dans chacune, comme s’il avait des menottes.)
Mais en parlant de plonger, il vous faudra laver la vaisselle.
(Il mime l’impossibilité de nettoyer le verre.)

JUSTINE :
Toujours pas de lumière dans toutes les chambres ?

FÉLICITÉ :
Non. On a failli tomber dans les escaliers côté montagne, celui qui tourne à gauche.
On pensait qu’on était dans celui côté jardin, qui tourne à droite (elle mime).
Heureusement que ROSETTE a de l’esprit.
Elle a eu...

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