La brume
Une courte pièce poétique et surréaliste où il est question de déclaration d’amour et de rencontre impossible en raison d’une brume qui recouvre le monde, dont l’origine est inconnue et dont les autorités ne savent pas quand elle se lèvera, si elle se lève un jour. Où il est question aussi de regrets d’avoir renoncé à l’amour. Comme une danse lente rythmée par le temps qui passe et efface les choses comme le fait le balais de buis de la vieille femme.
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La brume
Tragi-comédie poétique en un acte
Pierre Lieutaud
Les personnages :
Lui : celui qui ressemble à tous.
Le garde champêtre : celui qui dit ce qui est et ce qui doit être.
Les trois sœurs visitandines : celles qui regrettent.
La vieille femme: celle qui efface les paroles.
Lui, jeans et teeshirt avec une inscription en noir : Welcome. Il rêve sa vie, s’invente un monde.
Le garde champêtre, avec son tambour. Il fait les annonces qu’on lui ordonne, sans croire à ce qu’il dit. C’est la loi imposée.
Les trois sœurs visitandines. Elles incarnent la vie religieuse qu’elles ont accepté par la pression sociale et religieuse, par peur du monde aussi. Elles ne parlent pas, un récitant les remplace.
La vieille femme vêtue de noir. Elle va d’un côté à l’autre de la scène, passe devant les personnages lorsqu’ils ont fini de parler en balayant la scène avec un balai de buis ( bruit de raclement), comme pour effacer ce qu’ils viennent de dire, puis elle s’arrête au bout de la scène et reste debout, droite, le balai à la main en attendant qu’un autre personnage parle et qu’elle efface ce qu’il a dit.
Le visage et les mains des personnages sont maquillés de...