Un biplace pour Genève
Miki, jeune homme, artiste peintre sans le sou, amoureux de Nadia fille d’un riche assureur commet accidentellement un vol de lingots d’or , assuré par le papa de Nadia. L’enquête est menée par l’inspecteur Banule qui tombe amoureux de madame De Labris, mère de Nadia.
La bonne sait tout et connait tout mais doit elle se taire…?! Un fausse baronne s’invite pour obtenir sa part de gâteau mais celle-ci est recherchée par la police…Un étrange individu tente de faire chanter tout ce petit monde, sans succès…!
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Premier tableau Nadia, le père, puis la mère, la bonne pour le thé
Nadia :
Père, cet homme a du charme,
Ce n’est pas un simple cocardeau
Ho ! Comme je puis le trouver beau !
J’aime ces grands yeux pleins de larmes…
Le père :
Ce n’est qu’un sauvage mal famé !
Sans sous, avec une mère à nourrir !
À le voir, il me fait sourire !
Il ne fait rien pour te mériter… !
La mère :
De qui parlez-vous, mes chéris ?
Qu’importe ! Le thé est servi !
Nadia :
Maman ! Comment trouves-tu Miki ?
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Le père :
Tu sais, ce jeune abruti !
Nadia :
Papa ! Je t’interdis de parler ainsi de lui,
L’argent t’a fait riche, parfois heureux, mais sans coeur,
Tu es mon père, je ne puis avoir de rancoeur
Je l’aimerai toujours, mais, pour toi, c’est cuit !
La mère :
Tu pourrais parler autrement à ton père !
Tu es quand même contente de jouir de sa tune
Qui représente une très belle fortune,
Pour le jour où toi aussi tu seras mère !
Le père :
Tiens ! Pour une fois qu’elle parle bien
Et on n’est que le matin !
La mère :
Au lieu de vous chiffonner, buvez votre thé !
N’embête plus ton père, il n’est pas content,
N’oublie pas qu’il est cardiaque
Mon vieux grincheux démoniaque,
Il te trouve d’assez jolis prétendants !
Pourquoi as-tu repoussé ce brave René ?
Nadia :
Ce nabot ! Ce peureux au portefeuille garni !
Si laid que personne ne veut de cet abruti !
Pas même la nièce de ce fabricant d’armes !
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Pourtant, avec elle, pour Miki, on a versé des larmes…
Mais ce René ! Jamais il ne venait dans nos discours !
La seule fois où on l’ait vu, ce fut pour nous faire la cour !
Je te jure que je ne rêve pas de René la nuit !
Il est parti si vite que jamais je ne le revis… !
Le père :
Ce Miki, qu’a-t-il de spécial qui puisse t’attirer ?
La mère :
Certes, pas son argent, mais son ingéniosité !
Le père :
Parle bien avec ta bouche s’il te plaît !
Tu m’énerves et je vais perdre mon fair-play !
Je suis en ébullition à t’entendre !
Je crois que je vais finir par te pendre !
Ma fille qui refuse mes prétendants,
Pour un artiste sans succès imminent !
Hé, malheur ! Ma femme me trahit pour ma fille !
Je serai bien dans les roulements !
Ho oui ! Je suis une bille !
(Le père sort.)
La mère :
Nadia, tu devrais faire attention,
Tu sais que ça le rend furibond.
Pense à son pauvre coeur,
Tu ne voudrais pas qu’il meure ?
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Nadia :
Je voudrais seulement qu’il me laisse tranquille,
Écoute, je ne suis plus une petite fille…
Tu sais maman, Miki peint de belles toiles,
Le mois prochain, il part exposer en Suisse.
Sa mère doit l’accompagner, à moins qu’elle ne puisse…
Si elle ne peut pas, pour moi, c’est au poil !
La mère :
Compterais-tu l’accompagner dans son périple ?
Moi, te laisser partir seule avec un inconnu ?
Qui a comme unique oeuvre des tableaux de nus ?
Avec ton père qui voudrait faire des malheurs triples !
Nadia :
Maman, comprends-moi bien : je l’aime…
Comment sais-tu qu’il peint des nus ?
Je croyais qu’il t’était inconnu !
Pourquoi deviens-tu toute blême ?
La mère :
C’est que… J’ai vu une de ses expositions,
Celle intitulée « La nouvelle passion »
Dans le cadre des arts de la figuration.
Je n’ai d’ailleurs pas compris toutes les notions…
Si tu peux m’expli… Tiens ! Le téléphone sonne !
Vous voulez parler à Nadia ? Elle frissonne !
Nadia :
Allô, Miki ? Comment vas-tu ?
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Bien ! Pour Genève, c’est foutu ?
Tu veux que j’essaie la magouille,
Il faut que je me débrouille ?!
Alors là, tu es gonflé, mais je t’adore !
Que fabriques-tu avec l’or ?
Ha ! Tu l’as mis dans les cadres !
Oui, l’acheteur se nomme Fadre…
Ici ! Ça ne risque rien !
Je les garderai à temps plein,
Ils ne quitteront pas mon lit !
Mais oui, mon amour, c’est promis !
Tes croûtes d’une telle valeur…
L’hirondelle apporte malheur…
J’ai compris, j’irai les prendre
Comment faire pour les revendre ?
Si tu dis que je m’en charge…
Après ? On prend le large !!
Un biplace est affrété.
Le trente on peut décoller !
J’ai un peu parlé à mon père.
Ho ! Il a engueulé ma mère !
Ça lui passera bien un jour…
Je te quitte, à ta mère bonjour !
La mère :
Qui est cette fille Laure dans les cadres ?
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