Nuit D’ete
C’est la deuxième fois seulement que cette pièce de ce grand dramaturge écossais, ancien directeur artistique du Royal Lyceum Theatre d’Édimbourg est montée en France, la traduction n’étant pas publiée alors qu’elle a été jouée partout en Europe et connue un grand succès. La composition musicale de Gordon McIntyre fait intégralement partie de l’écriture.
Nuit d’été est une petite pépite de comédie contemporaine d’une belle profondeur avec un humour anglo-saxon rafraichissant. La forme dramaturgique est originale, un tourbillon joyeux qui nous embarque dans cette histoire, tantôt narrée, jouée, musicale, parfois philosophique.
C’est l’été. À Edimbourg. Il pleut. Dans un bar, Helena, avocate, attend son amant, qui ne viendra pas et Bob, petit malfrat, attend les clés d’une décapotable rose volée, en lisant Les Carnets du sous-sol de Dostoïevski, pour se remonter le moral. C’est le début d’un week-end endiablé, une virée déjantée, des rencontres improbables, des courses échevelées. Jusqu’à quel âge est-on encore capable de tout foutre en l’air ? Quand tout foire, l’imprévu n’est-il pas la seule issue salvatrice ?
David GREIG nous parle, avec humour et sensibilité, du temps qui passe, des secrets inavoués, de la jeunesse qui s’éloigne, de la complexité des choix. Il propose une pièce à la dramaturgie inédite, inventive, très cinématographique, dans la veine de films tels que Little Miss Sunshine, Juno ou Away we go. On en ressort l’âme légère et le cœur content. Avec l’impression d’avoir appris quelque chose ou qu’on vous a rappelé que quelque chose était beau.
