L’ergoteuse
Vous avez dit Impôts. Et ceux qui trichent un max pour ne justement pas payer d’impôts ?
Virginia Lambruche est une inspectrice des impôts très à cheval sur la loi et donc très sévère. Elle n’en reste pas moins humaine.
En arrivant dans sa nouvelle affectation, sur sa demande de mutation afin de fuir les aléas d’un mauvais divorce, la voilà qui arrive dans ce Jura qu’elle ne connaît pas. Le Jura, ce n’est bien entendu pas la Normandie d’où elle vient…
Ti-Lou et Jeanne vont beaucoup s’amuser à la faire trébucher dans ses dérives.
Avec ses airs très hautains qui cachent en réalité une très grande timidité, elle n’est pas très douée pour la communication, en réalité.
Elle débarque sans prévenir chez l’un de ces redevables de l’impôt qui magouille autant qu’il est possible… Sauf que, par malchance, elle se trompe d’adresse pour cette toute première enquête financière…
En fin de manuscrit, quelques indications précieuses pour le spectateur dans le but de le plonger mystérieusement dans le sujet.
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ACTE UNIQUE
(A jouer sur le thème de l'ambiguïté et de la complicité contre le fisc)
Nous sommes dans la cuisine d'un petit vigneron modeste, un vendredi matin. Il est 10 h 30 à la pendule. Ti-Lou est seul et quelqu’un vient de toquer à la porte. Jeanne va entrer et, sur un mode plutôt maussade, ils vont s’entretenir d'une conjoncture qui ne leur est pas favorable.... Une inspectrice des impôts va venir mettre de l'ambiance sans s'en rendre compte et c'est ce qui va redonner un moral extraordinaire aux deux protagonistes qui ne demandaient plus que ça !
Ti-Lou (Qui est en train de se préparer gentiment un café. Quelqu’un toque à la porte. Il va donc, un peu trop précipitamment aller ouvrir, mais avec sa très vieille cafetière dans les mains, il se prend les pieds dans le tapis et fait toute une embardée avant d’atterrir sur la porte sans avoir miraculeusement rien renversé) – Qui c’est qui vient m’enquiquiner à cette heure ! On ne peut même plus se faire un café…. Ooooooh là…, nom d’une pipe à p’tits chariots, v’là que je vais me casser la goule…. Ouf ! Ben dis donc, pile poil au bon endroit…
Jeanne (Qui apparaît alors que la porte est maintenant ouverte) – Ben dis donc, t’en fais du raffut toi. Qu’est-ce qui t’arrive donc. Tu ne veux plus m’ouvrir.
Ti-Lou – Je ne sais pas ce que j’ai fabriqué, mais je me suis pris le pied dans le tapis et j’ai bien failli aller me fendre la tête en deux sur la porte.
Jeanne – Si tu t’écales le crâne, il ne va plus y avoir personne pour entretenir ta vigne. Doucement mon gars, on a encore besoin de toi…
Ti-Lou (Qui éclate de rire) – Ca te fait rire toi. Viens donc plutôt t’asseoir ; Je vais te payer un café, ça tombe bien, la cafetière est chaude.
Jeanne (Qui fait le tour pour aller à l’autre bout de la table, se prend également les pieds dans ce même tapis) – Ah ben zut alors. Voilà que je me casse la margoulette aussi.
Ti-Lou – Toi aussi tu veux te fendre la tête en deux ? Moi je veux bien me fendre la pipe, mais ça me suffira comme ça… En ce moment, j’en ai bien besoin de me dérider les zygomatiques et de me fendre le pêche…
Jeanne – C’est toujours aussi dur ?
Ti-Lou – Dur ? C’est un peu juste comme mot…
(Alors qu’il verse son café dans une tasse, le café se met à couler à coté car la tasse est fêlée)
Jeanne – Oh Ti-Lou, arrête les frais, ton café coule à côté.
Ti-Lou (Constatant que la tasse est fêlée, il attrape celle-ci et sans autre commentaire, la balance sans ménagement loin, directement dans l’évier qui se trouve plus loin, sans même essayer de la poser) – Je vais pas m’emmerder avec une tasse fêlée. Même les tasses en ont ras le bol. Elles aussi elles se fendent la poire… (Attrapant une autre tasse sur la table, car il y en avait plusieurs de posées) Tiens, en voilà une autre, j’espère qu’elle ne va pas exploser de rire celle-là ! ! !
Jeanne – Tu as une drôle de façon de ranger tes tasses...