Caroline

LE TRAC : Un phénomène bien connu des actrices et acteurs amateurs, et de bien d’autres.
Avez-vous, un jour, connu ce trac juste avant l’ouverture du rideau. C’est également valable en d’autres circonstances comme le premier rendez-vous amoureux, etc.
Voilà que le rideau va s’ouvrir, vous êtes sur scène, prêt à vous jeter en pâture au public, lorsque, subite-ment, l’angoisse s’empare de vous. Vous vous apercevez que vous ne savez peut-être plus votre texte…
Pour cette petite histoire, presque réelle, nous voici, quelque part, dans une petite ville de province, là où répètent des centaines de troupes de théâtre amateur qui se donnent à fond pour leur passion. L’un d’eux nous raconte tout simplement comment un acteur amateur ressent ce fameux “trac” dont on parle tant et qui est en fait indescriptible…

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Seul en scène face au public

 

(D’entrée de jeu et sur le premier paragraphe, parler sans discontinuer afin de monopoliser la parole et obliger le public à instaurer le silence et l’écoute)

Bonjour mesdames et messieurs. Ca va bien ? J’espère que ce que vous êtes bien assis. Non. En fait, je vous pose cette question parce qu’on m'a averti avant de monter sur scène qu'une personne de l'intendance n'avait pas fait très attention. (Susciter la curiosité en laissant traîner le doute) Je m'explique : certains sièges sur lesquels vous êtes assis sont cassés et auraient dû partir à la casse. Mais voilà, comme ils ont été mélangés avec les autres, on ne sait plus où ils sont. Alors si, brutalement, à côté de vous une personne s'écroule : ne faites pas attention. C'est normal. (Joindre le mouvement à la parole et faire celui qui se camoufle derrière sa main) Vous faites celui qui n'a rien vu, rien entendu. (Etre résolument ferme et explicatif) Dites-vous bien que si, subitement, il y a un grand bruit dans la salle, tout le monde va se retourner de votre côté. Et comme la personne qui sera tombée par terre on ne la verra pas, en fait, c'est vous qu'on va fusiller du regard. (Attendre volontairement quelques secondes en ayant un regard circulaire comme pour chercher qui va s'écrouler) Et là, les réflexions vont tomber... Du genre "il peut pas faire moins de bruit lui. On est au pesctacle quand même". (Sembler faussement rassurant) Bon apparemment, il n'y aurait pas plus de sept chaises cassées. Si on a du bol ce soir, ce sont des petits qui sont assis dessus. S'ils ne bougent pas trop, ça devrait le faire. J'espère seulement qu’on n’aura pas une "grosse bonne femme" ! ! ! Parce que là, ça pourrait être beaucoup moins drôle. (Exagérer volontairement) Ah ! Puis vous le savez autant que moi, plus c'est vieux, plus c'est gros et plus ça rouspète... Elle pourrait même aller jusqu'à vous pourrir le pestacle ! (Changer volontairement de...

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Posté le 25 octobre 2026 par Jean-Luc Pecqueur

Jean-Luc Pecqueur
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Celui qui n'ose rien dans la vie n'a jamais rien non plus.

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