Acte I
Thérèse, Germaine et Raphaël sont en scène.
Thérèse - Je ne sais pas ce que tu en penses, Raphaël, mais nous devrions refaire la peinture de notre chambre… Tu m’entends ?
Raphaël (lisant le journal et n’écoutant pas sa femme) - Oui, oui, c’est sûr, tu devrais refaire ta peinture.
Thérèse - Oh ! mais tu es désespérant ! Quand tu consultes ton journal, on ne peut absolument pas discuter avec toi.
Germaine (venant de la cuisine) - On peut dire que vous avez du courrier, aujourd’hui, Monsieur Dubonchic. Facture, facture, facture…
Thérèse - Germaine, tout de même, vous n’avez pas à faire les commentaires sur les nouvelles que nous recevons mais juste à nous les apporter.
Germaine - Une lettre d’Australie ! Vous me garderez le timbre, Monsieur Dubonchic, parce que le fils de la tante de mon Lucien en fait la collection. Il va être content…
Thérèse - Ça va, ça va ! Vous n’oublierez pas de faire les cuivres et j’ai remarqué que vous n’aviez pas passé le chiffon sur les meubles du bureau.
Germaine - Madame Dubonchic, je ne peux pas tout faire toute seule. Entre la cuisine, le ménage, le repassage, la lessive et cetera, je n’ai même plus le temps de faire mon loto !
Thérèse - Vous passez aussi beaucoup de temps à causer avec Lucien.
Germaine - N’oubliez pas, Monsieur Dubonchic. Le timbre pour le fils de la tante à mon Lucien.
Raphaël - Je n’oublierai pas, Germaine, c’est promis.
Germaine - Bon, je fais fissa parce que sinon certaines personnes vont me reprocher de trop parler pendant les heures de travail ! Et je ne vise personne. (Elle regarde sa patronne d’un air entendu.)
Raphaël - Je me demande bien qui peut m’écrire d’aussi loin. Tu te rends compte ? L’autre bout du monde, tout de même ! (Il ouvre la lettre après avoir inspecté l’enveloppe.)
Thérèse - En effet, nous n’avons ni famille ni amis dans ce pays de sauvages.
Raphaël (lisant la lettre) - « Chers M. et Mme Dubonchic, je vois déjà votre étonnement en ouvrant cette lettre venant d’un grand pays comme l’Australie… »
Thérèse - Un grand pays ! On voit bien qu’il ne connaît pas le nôtre.
Raphaël - Je peux continuer, oui ? « … D’un grand pays comme l’Australie qui est aussi vaste que l’équivalent de quinze fois la France… »
Thérèse - Tu parles ! Le désert, le désert, le désert…
Raphaël - Bon, je vais continuer la lecture de cette lettre dans ma chambre.
Thérèse - Non, reste là ! Après tout, elle est adressée à M. et Mme Dubonchic, non ?
Raphaël - Alors la ferme !… « … L’équivalent de quinze fois la France où nos richesses souterraines sont pratiquement inépuisables. Je suis quant à moi éleveur de moutons sur une exploitation d’environ mille sept cents hectares… »
Thérèse - Au moins, il doit avoir de la place pour se faire un petit jardin…
Raphaël (la regardant avec un air de reproche, puis reprenant sa lecture) - « … Mille sept cents hectares où paissent à peu près deux mille cinq cents têtes et accessoirement une centaine d’hectares de vignes. Mes plus proches voisins sont à une journée de cheval et cinq heures de voiture… »
Thérèse - Moi qui suis toujours rendue chez Jeanne pour du pain, du sucre ou tout autre chose, je serais ennuyée s’il fallait faire une journée de cheval…
Raphaël - Stop ! « … Je suis également passionné de généalogie et c’est d’ailleurs pour cette raison que je m’adresse à vous… »
Thérèse - Tu parles qu’on s’en fout alors !
Raphaël (regardant Thérèse avec reproche avant de continuer) - « … J’ai en effet découvert que par mon père j’avais un étroit lien de parenté avec votre famille. Je dois me rendre en France pour affaires au mois de novembre de cette année et, si vous voulez bien me recevoir, je serais très heureux de faire votre connaissance. Bien amicalement. Théo Svenson. »
Thérèse (après un temps mort) - Alors là, ça me la coupe !
Raphaël - Un étroit lien de parenté ? Je ne vois pas de cousin éloigné dans ma lignée et pourtant moi aussi je suis féru de généalogie ! À moins que ce ne soit de ton côté ?
Thérèse - Alors là, ça m’étonnerait beaucoup. Mes parents sont de pure souche vendéenne et ils ne sont jamais allés à l’étranger ni l’un, ni l’autre, alors Svenson…
Raphaël - Dans ma famille, mis à part mon père qui a effectué un stage en Australie dans sa jeunesse… Oh ! mon père ! Non ! Non !
Lucien apparaît dans le fond porte-fenêtre du jardin n’osant pas avancer avec ses bottes.
Lucien - Je voudrais de l’argent, Monsieur Dubonchic, pour acheter les plants de salade. Et puis le barrico est vide.
Raphaël - Non, ce n’est pas possible !
Lucien - Mais si, c’est possible ! M. Friset doit les livrer dans l’après-midi et je ne peux tout même pas le laisser partir sans lui offrir un verre. Ça se fait pas !
Raphaël - Ce n’est pas à vous que je parle. Mon père aurait eu une relation en Australie pendant son stage… Il faut que je demande à ma mère.
Thérèse - Ça va la tuer. Déjà qu’elle n’est pas en bon état… Et puis, si ça se trouve, elle n’est même pas au courant.
Lucien - Alors qu’est-ce que je fais pour mes salades et mon barricot ?
Raphaël - Il vous faut combien ?
Lucien - C’est que, voyez-vous, j’aurais voulu faire des semis dans la petite serre pour pouvoir libérer la grande car j’envisage de faire des fleurs…
Raphaël - Tenez, je vous donne un chèque signé, vous n’aurez plus qu’à le compléter. Mais attention : je vérifierai !
Lucien - Pour qui me prenez-vous ? Pour du chiendent ? Pour le vin, je prends le même. Il vous a tellement plu lundi dernier… Ah ! ah ! ah ! (Il part avec un rire tonitruant.)
Thérèse - Que veut-il dire par là ?… Lui et son jardin ! Il ne parle que de fleurs, légumes, arbres, fruits, raisins et le vin qui va avec… À croire que la vie des gens ne dépend que de la nature et du soin que les hommes voudront bien lui prodiguer dans les prochaines années.
Raphaël - Bon, je vais voir si je peux trouver ma mère. Je voudrais bien avoir des explications concernant toutes ces salades. (Il sort porte salon.)
Thérèse (prenant le reste du courrier) - Toi aussi tu t’y mets aux salades !… Voyons un peu… Facture, facture, facture, publicité, publicité, ministère du budget, impôts… (Il ouvre une autre enveloppe et lit.) « M. Dubonchic, je vous informe par la présente que je serai le (date de la représentation) habilitée pour contrôler fiscalement votre entreprise à votre domicile étant donné que le siège social de cette dernière a élu domicile à cette adresse. Vous voudrez bien avoir la gentillesse de me sortir les livres de comptes des trois dernières années. Veuillez croire… et cetera… » (Criant en sortant porte salon.) Raphaël ! Raphaël !
Jeanne entre par la porte bureau en fauteuil roulant poussé par son ami Charles.
Jeanne (air maladif) - Où sont-ils tous passés ce matin ?
Charles - Il n’y a personne. Tu peux te lever, tu sais, ça te dégourdira les jambes.
Jeanne - Et si quelqu’un vient juste à ce moment-là ? Ils vont croire au miracle et ensuite ils ne seront plus à mes petits soins. Non, non, non, je reste dans mon fauteuil.
Charles - Personnellement, je te préfère quand tu danses la valse avec moi. Tu es tellement alerte !
On entend du bruit dans le couloir.
Jeanne - Alerte ! Alerte, c’est le mot juste. J’entends du bruit.
Rapaël entre.
Raphaël - Ah! maman, je te cherche partout ! Tu as une petite mine ce matin. (S’adressant à Charles.) Elle a bien pris ses gouttes ce matin ?
Charles - Comme d’habitude, Raphaël ! Elle a eu du mal à s’endormir hier soir. N’est-ce pas, Jeanne ?
Jeanne (sèchement) - Raphaël, je ne suis pas encore dans la tombe. Tu peux me poser les questions à moi directement. Je suis dans un fauteuil à cause de mes vieilles jambes qui ne me soutiennent plus, mais du côté de la tête, ça va encore, je te remercie. N’est-ce pas, Charles ?
Charles - Ça, on peut le dire ! La tête va très bien. (À part.) Les jambes aussi, parfois, ça dépend de la motivation.
Jeanne - Charles !
Raphaël - Je voudrais te demander quelque chose.
Jeanne - Si c’est de l’argent, ce n’est même pas la peine d’y penser.
Charles (à part) - Oui, c’est sûr, sinon notre voyage à Rio…
Raphaël - Mais non, quelque chose de plus délicat à formuler…
Charles - Vas-y, lance-toi mon petit !
Raphaël - Je voudrais savoir si papa, pendant son voyage en Australie, a eu une relation amoureuse là-bas.
Jeanne - Tu sais, mon petit, je n’ai connu ton père qu’au retour de son périple australien et nous n’avons pas souvent évoqué cette époque. Nous avions mieux à faire, tu comprends ?
Raphaël - Maman, s’il te plaît !
Jeanne - Malgré tout, il y a peut-être une chose que je pourrais te faire lire maintenant que tu as grandi.
Charles - C’est sûr, maintenant il ne grandira plus. Je dirais même qu’en prenant de l’âge il aura une fâcheuse tendance à se tasser !
Jeanne - Charles, ne dis pas de bêtises et emmène-moi dans ma chambre. J’ai quelque chose à montrer au petit.
Charles - Comme tu veux ! Tu sais bien que je suis à toi comme la sardine est à l’huile ! (Il pousse le fauteuil vers la chambre.)
Jeanne (à Raphaël) - Viens avec nous mon petit.
Raphaël - Mon petit…
Ils sortent vers leurs appartements. Germaine vient de la cuisine avec son plumeau.
Thérèse (venant de la chambre) - Ah ! vous tombez bien !
Germaine - Vous constaterez que j’obéis à Madame malgré le manque de temps car il faut également que je fasse la cuisine et…
Thérèse - Lâchez ce plumeau et venez plutôt écouter ce que j’ai à vous dire.
Germaine - Encore une fois je veux bien vous obéir mais il ne faudra pas me faire des reproches par la suite sur la tenue de la maison. (Prenant vite sa chaise et se rapprochant de Thérèse.) Je suis tout ouïe !
Thérèse - Figurez-vous que ce matin nous avons reçu une lettre des impôts.
Germaine - Je ne l’avais pas remarquée, pourtant je fais très attention au courrier et…
Thérèse - Écoutez-moi s’il vous plaît ! Donc nous avons reçu une lettre des impôts et nous allons avoir un contrôle fiscal. Je vous demande donc d’être très discrète et…
Germaine - Pour la discrétion, vous n’avez rien à craindre ! J’en parlais justement avec Lucien ce matin…
Thérèse - Écoutez-moi s’il vous plaît ! Alors ne répondez aux questions que si je vous y autorise. C’est bien compris ?
Germaine - Une carpe ! (Elle fait en même temps signe avec sa bouche. À partir de ce moment, elle ne répondra qu’avec des signes de la tête.)
Raphaël (entrant, essoufflé et pressé) - Vous ne pouvez pas savoir ce que je viens d’apprendre !
Thérèse - Ah ! tu es au courant ! (Soulagée.) Bon, tant mieux, j’avais peur que tu le prennes mal et je disais à Germaine que tu n’avais vraiment pas besoin de ça en ce moment. N’est-ce pas, Germaine ?
Réponse de Germaine par signes en exagérant beaucoup et essayant de faire une phrase qu’avec des signes.
Raphaël - Elle est aphone ?
Thérèse - Non, elle s’entraîne pour le carmel. (Réaction par signes de Germaine.) Tu sais, j’avais tellement peur que tu t’énerves et que tu sois bien trop pessimiste…
Raphaël - Pessimiste ? Mais pessimiste c’est un euphémisme ! Avoir à payer un lourd tribut à une personne dont nous ne connaissons même pas les origines si ce n’est seulement ce qu’elle veut bien nous dire !
Thérèse - Ne t’énerve pas, c’est toujours comme ça avec les inspecteurs des impôts. Tu ne connais pas son origine, mais tu lui paies un fort tribut, comme tu dis. (Germaine, sentant le ton monter, essaie de s’éclipser sans bruit.) Où allez-vous Germaine ?
Germaine répond en faisant des signes qu’elle s’en va.
Raphaël - Elle s’entraîne vraiment pour le carmel ? Ça me laisse pantois ! D’habitude, elle arrive à converser avec plusieurs personnes à la fois vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Germaine - Ça suffit ! Je n’en peux plus. Je n’aurais jamais pu faire bonne sœur dans un couvent. Vous savez…
Thérèse - Germaine, qu’est-ce que je vous ai demandé tout à l’heure ?
Germaine fait le signe de la carpe.
Raphaël - Pourquoi me parlais-tu d’inspecteur des impôts ?
Thérèse - Je pensais que tu avais lu la lettre !
Germaine fait de grands signes à Thérèse pour lui sommer de se taire.
Raphaël - Mais bien sûr que j’ai lu la lettre et c’est justement pour ça que je suis dans tous mes états.
Thérèse - Tu ne devrais pas ! La gestion de ton usine par ton bras droit M. Richard est certainement comme l’eau des torrents de montagne. C’est-à-dire limpide !
Germaine fait encore de grands signes à Thérèse pour lui sommer de se taire.
Raphaël - Bon, dis-lui de partir, elle m’énerve.
Thérèse - Germaine, voulez-vous nous laisser s’il vous plaît ?
Germaine s’offusque et part vers la cuisine.
Raphaël - Pourquoi tu parles de la gestion de mon usine maintenant alors que moi c’est ce Théo Svenson qui me tracasse ?
Thérèse - Et que t’a dit ta mère à ce sujet ?
Raphaël - Eh bien, elle ne savait pas grand-chose. Mais sur son lit de mort, mon père a avoué à maman qu’il avait été très amoureux d’une femme pendant son périple australien et que dans ses rêves il voyait cette même femme avec un bébé dans les bras. Il lui a demandé de reprendre des recherches car lui-même, depuis de longues années, avait eu des initiatives dans ce sens qui se sont toutes soldées par un échec.
Thérèse - Ta mère a continué les recherches ?
Raphaël - Oui. Viens, je vais te montrer le dossier.
Ils sortent par la porte de la chambre de Jeanne.
Entrée de Charles chantant « Si tu vas à Rio » porte cuisine.
Lucien (venant de la porte jardin) - Ah! monsieur Charles ! Toujours aussi guilleret.
Charles - Bonjour Lucien. Oui, nous avons le projet de faire un grand voyage Jeanne et moi.
Lucien - Vous ne pensez pas que ça va être difficile avec le fauteuil roulant ?
Charles - Pensez-vous ! Et puis, je serai là. Je l’aiderai.
Lucien - Remarquez, sauf votre respect, je vous ai aperçu l’autre jour dans la serre en train de danser une sorte de salsa avec Mme Jeanne… (Il imite la danse.)… et sans le fauteuil roulant… Et de plus je dois vous préciser que je n’avais pas bu plus de trois petits canons durant toute la soirée.
Charles - Oh ! Lucien, je vous en prie, surtout ne dites rien à Raphaël et Thérèse ! Je peux compter sur vous, n’est-ce pas ?
Lucien - Ne craignez rien. Moi, vous savez, ce qui m’intéresse ce sont les histoires de fleurs et la vinification. Vous savez que pour qu’une fleur ou un grand cru donne sa plénitude, il faut leur apporter beaucoup de soin et d’amour ? Eh oui ! Il faut de l’amour !
Charles - Vous êtes un philosophe, Lucien !
Lucien - J’espère que vous ferez bon voyage et surtout n’oubliez pas de me ramener une ou deux petites bouteilles du cru.
Charles - Vous pouvez compter sur moi.
Lucien - Dites-moi, je cherche Germaine, vous ne l’auriez pas vue ?
Charles - Je l’ai aperçue dans la cuisine tout à l’heure…
Germaine (entrant porte cuisine) - Oh là là ! Je n’en peux plus ! Mme Dubonchic m’a imposé le silence pendant un très long moment…
Charles (à part, à Lucien) - Environ trois minutes…
Germaine - Vous ne pouvez pas savoir comme c’est horrible. Mon Lulu, tu n’as pas de temps à perdre, il faut que tu te mettes propre.
Lucien - C’est que j’ai pas fini de tourner mon carré.
Germaine - Tant pis, faut que tu t’habilles en patron, ordre du patron !
Lucien - Mais c’est que je suis déjà mon patron ! Personne ne vient voir ce que je fais à part vous, Charles. D’ailleurs, c’est l’heure de ma pause et je vais vous faire goûter un petit Gigondas de 2000, vous m’en direz des nouvelles.
Charles - Alors là, je suis votre homme.
Germaine - Dépêchez-vous, c’est un ordre de M. Dubonchic et il n’a pas sa tête des bons jours.
Lucien - Charles, pouvez-vous me prêter un de vos costumes ? Car moi ma garde robe est très restreinte côté costumes…
Charles - Bien sûr, mais avant je boirais bien un petit coup de Gigondas.
Charles et Lucien sortent par la porte-fenêtre.
Lucien - La pause, c’est la pause ; et le Gigondas, ça repose !
Germaine (se regardant dans un miroir, dégrafant sa blouse pour se présenter devant le miroir) - Je me verrais très bien en grande dame.
Lucas entre côté chambre des parents, habillé à la mode, avec un poste de radio sur l’épaule, chantant très fort et dansant.
Germaine - Lucas, moins fort. (Lucas chante toujours. Elle crie.) Lucas, moins fort !
Lucas - J’adore cette chanson. Ça swingue, hein !
Lucas prend Germaine pour danser avec elle et chante. Petit à petit, elle se laisse faire et reprend avec lui la chanson pour finir dans un délire total.
Germaine - C’est plus de mon âge ! (Elle repart de plus belle.)
Thérèse entre par la chambre de Jeanne.
Thérèse - Qu’est-ce que c’est que ce bazar ? (Les autres continuent.) Stop ! Stop !
Germaine et Lucas sont étonnés de voir Thérèse.
Germaine - Madame Dubonchic, c’est ma faute, je ne sais pas ce qui m’a pris, mais en tout cas ça fait du bien. N’est-ce pas mon pote ? (Elle tape dans le dos de Lucas.)
Thérèse - Lucas, tu ne devrais pas être à l’usine pour ton stage, toi ?
Lucas - Je n’ai pas vu le temps passer. Germaine, tu ne voudrais pas faire partie de notre groupe ? Parce que avec...