Y’a pas qu’à Pâques qu’y a des cloches…

Un couple assis sur un banc et deux célibataires assis sur un autre banc. Ils devisent, échangeant tour à tour des confidences. Gégé explique à Bébert ce qui doit être rose dans une vie à deux, et envie le couple qui doit se dire de bonnes paroles. Alors qu’à côté l’homme et la femme, bien au contraire, ne font que s’envoyer force coups de pattes. (Les dialogues entre Suzanne et Nénesse sont réellement “poilants”).

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PREMIER TABLEAU

Gégé et Bébert

Au lever du rideau. Gégé boit au goulot d'une bouteille de vin rouge. Bébert mange du pain et du fromage. Quant à Nénesse et Suzanne, ils font semblant de discuter.

GEGE (désignant Nénesse et Suzanne) - Tu vois c'gars là, là-bas, sur l'banc... et ben quand on était jeune, c'était un copain. Maint'nant, i'me r'connait mêm' plus. 'Y est arrivé, lui.

BÉBERT - Ha ben, ça s'voit pas beaucoup pourtant.

GÉGÉ - R'garde donc la poupée qu'est avec lui. C'est un signe ça, mon vieux. Ça trompe pas, ça.

Bébert (à part) - 'I sait pas si bien dire l'Gégé. J'sais pas comment qu' ça pourrait tromper, ça !

GÉGÉ - Tu penses ben qu'quand on s'ballade avec une fille comme ça à son bras, on r'connait plus les potes. Moi, si j'en avais une comme ça... (Se ravisant.) Même un peu moins bien, tiens et ben, j'te caus'rais plus mon vieux. Non monsieur !

BÉBERT - Alors, en somme, c'que tu r'grettes, c'est de n'pas êt' marié quoi ?

GÉGÉ - Ouais monsieur ! qui qu'c'est qui m'lav'rait l'dos, au bord d'la Loire, quand...

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