D’après une étude de scientifiques norvégiens
Au sein d’une petite filiale d’un grand groupe, deux collègues paniquent à l’idée qu’ils ne remplissent pas pleinement leur mission : alors que la charte managériale place le bonheur des employés comme une des priorités de leur entreprise, ils ne peuvent honnêtement se décrire comme heureux. Mal à l’aise avec le mensonge, ils décident de tout faire pour satisfaire cette exigence de bonheur. Cette quête les conduit à diverses innovations maladroites qui ne convainquent ni leur hiérarchie ni leurs collaborateurs.
Construite comme une satire, la pièce dissèque les mécanismes des relations humaines au cours de certains rites immuables de la vie de bureau : pots de départ, discours de bienvenue, réunions, entretiens individuels, activités dites « de cohésion » etc. Les efforts des deux collègues soulignent l’absurdité des propos échangés et leur sentiment d’être pris au piège au sein d’un collectif où l’on cherche à tout prix à créer une atmosphère intime.
Alors que les employés s’interdisent la moindre critique du fonctionnement de l’entreprise, le dénouement de la pièce offre à l’un des protagonistes l’opportunité de faire la démonstration de la vacuité qui caractérise leurs vies professionnelles.
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