Cœurs en galère à Limoges !

L’agence matrimoniale de Lisa est au bord de la faillite.
On ne se marie plus à Limoges !

Comment faire pour redresser la situation tout en faisant face aux autres problèmes de la vie ? Un mari au chômage, une mère envahissante un rien cougar, une associée un peu à l’ouest, un flic corse déprimé…

Et pour couronner le tout, une plainte déposée par le géant des sites de rencontres en ligne « NITIC », pour concurrence déloyale et piratage informatique !

La solidarité familiale et l’intervention d’un ténor du barreau seront-elles suffisantes pour affronter les algorithmes de la Silicon Valley et sortir de l’impasse ?

Une comédie contemporaine, trépidante et résolument humaine, portée par des personnages hauts en couleur !

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ACTE 1 - SCÈNE 1

 

Le salon d’accueil de l’agence matrimoniale « Atouts Cœurs ». Charlotte est assise sur le canapé, totalement absorbée par le magazine « Gala ». On entend la porte d'entrée claquer et des bruits secs et précipités de pas. Lisa entre, les bras chargés de prospectus.

 

 

LISA — Salut ma poule, bien dormi ?

 

CHARLOTTE (sans lever les yeux de son magazine) — Salut Lisa...

 

LISA (elle l’embrasse sur la tête, Charlotte fait deux bisous sonores dans le vide) — T’as changé de parfum ?

 

CHARLOTTE (ton distrait) — Verveine-miel-lavande...

 

LISA (agite une main, écœurée) — C’est marrant... On reconnaît pas trop la lavande.

 

CHARLOTTE — Y’a du café frais si tu veux...

 

LISA — Non merci, j’en ai déjà pris deux depuis ce matin. (Elle accroche son imper au porte-manteau perroquet et s’installe à son bureau.) Des appels ?

 

CHARLOTTE — Aucun. Ah si ! Madame Buisson.

 

LISA — Encore elle ?! Qu'est-ce qu'elle voulait encore ?

 

CHARLOTTE — Comme d'hab'... Elle a perdu son mot de passe.

 

LISA — C’est pas vrai ! C’est la troisième fois cette semaine ! Y’en a, j'te jure... Y f'rait mieux de s'rach'ter un minitel, ça nous f’rait des vacances !

 

Elle commence à taper sur son clavier quand soudain, son visage se fige.

 

Mais... Qu’est-ce que ça veut dire ? (le cliquetis du clavier devient de plus en plus agressif) C’est pas possible !

 

Elle se lève d’un bond et attrape un dossier sur lequel est inscrit un énorme B. Elle compare plusieurs fois son document papier à celui de son écran, puis s’effondre dans son fauteuil, catastrophée.

 

C'est la cata Charlotte ! On est foutues !...

 

CHARLOTTE (absorbée) — Mhmmm ? (toujours plongée dans sa revue, elle s'enflamme d'un coup) T’as vu ça ?! Il paraît qu’il y a de l’eau dans le gaz entre Meghan et le prince Harry ! C’est pas croyable... Pas eux, quand même !

 

LISA (énervée) — Charlotte, tu m’écoutes ?! Je te parle de l’agence là, pas des potins du gotha !

 

CHARLOTTE (dépitée) — Il aurait une aventure avec une actrice suédoise. Si c’est pas malheureux tout ça !

 

LISA — Oui bon, ben, ça arrive !

 

CHARLOTTE — Déjà qu’il n’est pas en odeur de sainteté avec la famille royale, ça va encore jaser à Buckingham !

 

LISA — Charlotte !

 

CHARLOTTE — Ben quoi, c’est vrai ! La pauvre Meghan... Regarde, mais regarde ! (Elle tend sa revue à Lisa qui la balaie d’un revers de main.) Elle a l’air complètement effondrée, la pauvre petite !

 

LISA (gros soupir) — Y’a pas qu’elle !... Mais bon, envoie-lui une boîte de Kleenex, ça lui fera plaisir !

 

CHARLOTTE — Tu ne te rends pas compte, Lisa... C’est grave. C’est très grave ! Tu n’imagines même pas les conséquences dramatiques que ça peut engendr...

 

LISA — Arrête ton char, tu veux !  Si ça se trouve, il n’y a pas un mot de vrai dans toute cette histoire !

 

CHARLOTTE — Mais regarde, il y a même une photo où il l’embrasse ! Écoute ça : « Le prince Harry pris en flagrant délit d’adultère avec la jeune actrice Svea Lju... Svea Ljune... Ljungue... » (elle colle le magazine sous le nez de Lisa) Tiens, lis-le toi-même, c'est imprononçable !

 

LISA (jetant un œil distrait) — Oui, et alors ? C’est peut-être une cousine, ou une amie !

 

CHARLOTTE — En maillot de bain ? Enfin... Si on peut appeler ça un maillot de bain !

 

LISA — C’est quand même plus adapté pour les Caraïbes qu’une doudoune, tu ne crois pas ? Et puis la photo est floue, ça ne prouve rien !

 

CHARLOTTE — Comment ça, ça ne prouve rien ?!

 

LISA — Floue... et prise de très très loin quand même !

 

CHARLOTTE — Mais c’est bien lui, là ! Regarde mieux !

 

LISA — Photoshop fait des miracles de nos jours, et les IA aussi !

 

CHARLOTTE — Mais...

 

LISA — Mais quoi, Charlotte ?! On mettrait une kippa sur la tête du Pape en indiquant qu’il s’est converti au judaïsme qu’il y aurait encore des imbéciles pour le croire ! Oh, et puis tu m’ennuies avec ton article à la noix ! Tous ces journaux ne sont que des tissus de mensonges destinés à vendre du papier. Et, plus c’est trash, plus ça se vend !

 

Charlotte pose son magazine en soupirant, et bras croisés, vient se poster devant Lisa.

 

CHARLOTTE — Bon, c’est quoi le problème avec l'agence ?

 

LISA — C’est quoi le problème avec l’agence ?! Mais c'est le Titanic, Charlotte ! Le Ti-ta-nic ! Sauf que nous, on n'a même pas d'orchestre !

 

CHARLOTTE — Roooh... faut toujours que tu exagères...

 

LISA — Non, non, non... Regarde ! Des tas de dossiers ont disparu... (Charlotte se penche vers l’écran) Si ça continue, on s’ra bientôt sur la paille, c’est moi qui t’le dis !

 

CHARLOTTE — Mais c’est impossible, il y a encore quelques mois...

 

LISA — Il y a encore quelques mois, NITIC n’existait pas Charlotte !

 

CHARLOTTE — NITIC ? Quel rapport ? Tu n’vas tout de même pas me faire croire que TOUS nos clients sont partis chez eux !

 

LISA — Pas tous, non... Mais tous les « B » par exemple.

 

CHARLOTTE (dubitative) — Tous les « B » ?!

 

LISA — Vérifie toi-même !... Ils sont bien dans le classeur mais plus dans la bécane ! Baudin, Beaugrand, Bernardini, Besson... Plus d’une cinquantaine de noms, pfuit ! Envolés !

 

CHARLOTTE — Mais comment c’est possi...

 

LISA — T’aurais pas fait une mauvaise manip’ par hasard, mhmm ?...

 

CHARLOTTE (déconfite) — Ben non...

 

LISA — Pas de suppressions de fichiers par mégarde ?

 

CHARLOTTE (encore plus déconfite) — Ben non !

 

LISA — Sûre ?...

 

CHARLOTTE — Oui, j’suis sûre ! J’sais bien que je n’suis pas un cador en informatique, mais quand même !

 

LISA — Réfléchis !

 

Charlotte regarde en l’air pour se concentrer, puis se met à se tortiller dans tous les sens.

 

CHARLOTTE — Ben... y’a bien la fois où j’ai nettoyé le clavier avec du dissolvant parce qu'il collait, mais...

 

LISA — Du dissolvant ?! Mais t’es folle !

 

CHARLOTTE (penaude) — C'est quand même pas ça qui efface les gens, si ?!

 

LISA (consternée) — Bon, appelle la maintenance. Après tout, ce n’est peut-être qu’un bug informatique...

 

Marion entre en trombe dans l’agence, toute excitée.

 

MARION — Ah les filles, si vous saviez !

 

Elle enlève son trench-coat dévoilant une tenue olé-olé, et le jette négligemment sur le canapé avec son sac à main.

 

LISA — Bonjour maman...

MARION — Euh oui, bonjour ma chérie, bonjour ! Vous ne devinerez jamais avec qui je viens de passer la nuit ?!

 

LISA (roulant des yeux) — Maman, sérieux ?!

 

MARION — Allez, allez... cherchez !

 

LISA (yeux rivés sur son écran, cliquetis nerveux de ses ongles sur le bureau) — Laisse-moi deviner... Un démineur ? Un membre du GIGN ? Le Capitaine Crochet ?

 

CHARLOTTE (yeux pétillants) — Un Prince saoudien !

 

MARION — Mieux que ça ! Un pom-pier ! (elle éclate de rire)

 

LISA (sarcastique) — Contente d'apprendre que tu n'as pas péri dans les flammes, maman...

 

CHARLOTTE — Un pompier... Comme c’est romantique ! Est-ce qu'il est venu sur un cheval blanc ?

 

MARION (riant) — Non, ma chère, en camion rouge ! Mais c'est tout aussi impressionnant, je t’assure !

 

LISA — Je me demande parfois, dans quel monde tu vis ma pauvre Charlotte.

 

CHARLOTTE — Ben, dans un monde où les princes existent encore, Lisa...

 

LISA (soupirant) — Si seulement ils pouvaient venir s'inscrire à l’agence...

 

MARION — Quelle nuit ! Mais quelle nuit, mes enfants ! 1,90 m au garrot, et des tablettes de chocolat, Hou là là ! Je ne vous dis que ça ! Les p’tits pères Meunier et Suchard peuvent bien aller se rhabiller !

 

CHARLOTTE — Qui ça ?!

 

MARION (sidérée) — Ben, Meunier !... Suchard !...

 

CHARLOTTE (faisant un bruit sec avec sa bouche) — Connais pas.

 

MARION — Et un torse, mes amies ! Un torse ! Mamma mia...

 

LISA (se bouchant les oreilles) — Stop ! Arrête ça tout de suite, maman ! Je ne veux plus rien entendre !

 

MARION — Mais enfin ma chérie, c’est naturel ! Tu sais, le plaisir... c'est un peu comme la porcelaine de Limoges, si tu ne t'en sers pas souvent, ça finit par prendre la poussière au fond du placard ! Pas vrai, Charlotte ?

 

CHARLOTTE — Oui... enfin, peut-être, j’sais pas... Moi, j’ai que de la vaisselle IKEA.

 

MARION (éclatant de rire) — C’est très bien aussi, la vaisselle scandinave !

 

LISA — Bon, maman... on travaille, là. T’as pas des courses à faire chez Lidl ?

 

MARION — Oh là là, quel rabat-joie tu fais ! Tu devrais davantage t'intéresser aux plaisirs de la vie, tu sais.

 

LISA — Ah, parce que les plaisirs de la vie c’est de sauter sur tout ce qui bouge ?!

 

MARION — Mais, JE ne saute pas sur tout ce qui bouge. JE choisis !

 

LISA — Mouais...

 

MARION — Eh bien oui, figure-toi... Je choisis, et ON me choisit ! À ton âge, j’avais déjà trois amants...

 

LISA — Moi, j’ai trois crédits, maman... deux enfants et un mari, j’te rappelle...

 

MARION — Qu’est-ce que tu peux être coincée parfois ! On dirait ton père !

 

LISA — Laisse papa où il est, tu veux ?!... Et NON, je ne suis pas coincée du TOUT !

 

CHARLOTTE — Alors Marion, c’était comment avec votre pompier ?

 

LISA — Ah non, Charlotte ! Tu n’vas pas t’y mettre aussi !!!

 

MARION — Il m'a fait des trucs, mais des trucs, si tu savais ! (éclatant de rire) J’savais même pas qu’ça existait !

 

CHARLOTTE — Comment ça ?

 

MARION — Disons qu'il n'avait pas que le casque de bien équipé si tu vois ce que je veux dire. Et quand il a sorti sa...  

 

LISA (une main tendue en avant) — STOP !

 

MARION — ...sa chemise de son pantalon pour me montrer ses pectoraux, Mamma mia !... Je ne savais plus où donner de la tête ! Il a éteint et ravivé le feu toute la nuit ! Un vrai show à l’américaine !

 

LISA (suppliante) — Maman...

 

MARION — Mais enfin Lisa, c’était pour le service public ! Le rôle d’un pompier n’est-il pas d’éteindre TOUS les incendies ? J’peux vous dire que sur ce coup-là, il n’a pas failli à sa mission ! Il avait même apporté une mallette remplie d’accessoires tous plus rigolos les uns que les autres, et...

 

LISA (hystérique) — Arrête, je t'en supplie, ARRÊTE ! C'est insupportable, c’est dégoûtant ! J’veux plus rien savoir !

 

CHARLOTTE (intriguée) — Quel genre d’accessoires ?

 

LISA — STOOOOP !!!!!!!

 

MARION (posant une main sur le bras de Charlotte) — Je te raconterai plus tard... Visiblement, ma fille ne s’intéresse pas à ma vie.

 

LISA (accablée) — À ta vie si, maman, mais pas ta vie sexuelle...

 

MARION — Que tu le veuilles ou non, ma p’tite chérie, la vie sexuelle fait partie de la vie ! C’est même un moteur essentiel si tu veux mon avis.

 

Lisa lève les yeux au ciel et pousse un long soupir, entre exaspération et démission totale.

 

Tu ne crois tout de même pas que ton frère et toi avez été déposés par des cigognes ? Non ? Alors...

 

Lisa hausse les épaules.

 

CHARLOTTE — Des cigognes ? Quelles cigognes ?... (se frappant le front d’un coup) Ah oui, les cigognes... Et comment s’appelle-t-il votre... Kinder surprise ?

 

MARION — Roméo. Il est d’origine sénégalaise et a tout juste 25 ans.

 

LISA et CHARLOTTE (ensemble) — 25 ans ???!!!!

 

LISA — Mais enfin, maman, t’es pas sérieuse, là ?! Tu ne vas tout de même pas me dire que tu as passé la nuit avec un jeune homme à peine plus âgé que ton petit-fils ?!

 

Marion regarde ses ongles, avec un air espiègle.

 

Maman ?!...

 

MARION (éclatant de rire) — Mais non ma chérie, rassure-toi. Roméo est bien plus âgé que ça !... Il a 32 ans !

 

Charlotte laisse tomber sa revue. Lisa s’effondre sur sa chaise.

 

LISA — Ça fait quand même 30 ans d’écart !

 

MARION — Et alors ? L’amour n’a pas d’âge !

 

LISA — C’est un gigolo, quoi !

 

MARION — Mais non ma chérie, tu n’y es pas du tout... C’est JUSTE un homme qui veut connaître des sensations nouvelles, avec une femme d’expérience, voilà tout !

 

LISA (piquante) — Et des hommes de ton âge, t’as essayé ?

 

MARION — Ben, c’est pas si simple, figure-toi ! Les hommes de mon âge, ils ne draguent plus... ils comparent leurs mutuelles !

 

CHARLOTTE (éclatant de rire) — Ils comparent leurs mutuelles...

 

LISA (souriant malgré elle) — Tu exagères...

 

MARION — Pas du tout ! Soit, ils parlent de leur prostate... soit ils parlent de leur cholestérol... soit ils parlent de leur prostate ET de leur cholestérol !

 

CHARLOTTE — Et les sites de rencontres Marion ?

 

MARION — J’ai aussi essayé, tu penses ! Résultat des courses ?... (comptant sur ses doigts) Trois mythos... deux escrocs... un illuminé qui se prenait pour Jésus... un complotiste qui affirmait que les pigeons étaient des drones...

Elle regarde le public un instant, guettant sa réaction.

 

Ah oui !... Il y a eu aussi un Alsacien qui vivait chez sa mère, et un autre qui possédait quatre iguanes et qui jouait du hautbois !

 

Nouveau regard vers la salle, elle prend le public à témoins.

 

Non mais, des iguanes, quoi !

 

CHARLOTTE — C’est vrai que c’est compliqué, l’amour... Mon dernier chéri m’a dit un jour qu’il avait besoin d’espace... Alors je lui ai offert une valise.

 

MARION — Et ?

 

CHARLOTTE — Ben, il a piqué tous mes Tintin et il n’est jamais revenu !

 

Elle enroule une mèche de cheveux autour de son doigt, et regarde dans le vague.

 

Non, c’que j’aimerais, moi... c’est trouver un homme doux, gentil, attentionné... et fidèle !

 

LISA — Un peu le rêve de toutes les femmes, quoi.

 

CHARLOTTE — Et si possible... (riant aux éclats) avec ses cheveux d’origine !

 

MARION — Eh oui, à 20 ans, on cherche le prince charmant. À 50 ans, quelqu’un qui ne ronfle pas. Et à mon âge... quelqu’un qui veut bien !

 

LISA — Maman !

 

MARION — Ben quoi, c’est vrai ! Qu’est-ce que j’ai dit encore ? Ma pauvre petite, JB doit drôlement s’ennuyer avec toi ! C’est même étonnant qu’il...

 

Affublé d’un bermuda à fleurs, d’un débardeur usé, de claquettes-chaussettes et d’un tablier de cuisine « C’est qui le chef ? », JB fait une entrée fracassante. Il utilise son balai comme une guitare électrique avant de s'en servir comme d'un micro. Il se jette à genoux (façon rockstar) devant Lisa qui le regarde à peine.

 

JB (hurlant, vibrant, les yeux fermés) — Quueee je t’aimeuuu ! Que je t’aimeuuu... que je t’aime !

 

CHARLOTTE — Il a de beaux restes, Johnny...

 

LISA — Charlotte ! Il est mort !

 

CHARLOTTE — Ah oui, c'est vrai. Quel dommage ! Il aurait fait un super client pour l'agence.

 

JB se relève avec panache et s'essuie le front d'un geste théâtral, fier de lui.

 

JB — Ça y est, les filles, j'ai fini de balayer la cuisine ! Ah, bonjour Marion, je ne vous avais pas vue !

 

Marion examine JB de la tête aux pieds, s'arrêtant un temps plus long sur les claquettes-chaussettes, un sourire goguenard aux lèvres.

 

MARION — Look « Camping des Flots Bleus », JB ? Hou là là... C'est audacieux, très audacieux !

 

CHARLOTTE — Non, Marion, les claquettes-chaussettes, c'est très tendance à Berlin, j'ai lu ça dans Vogue la semaine dernière.

 

JB esquisse quelques pas de top-modèle. Charlotte et Marion éclatent de rire. Lisa reste de marbre.

 

LISA — Super, JB ! Maintenant, si tu pouvais balayer un tas de clients jusqu'ici, ce serait parfait !

 

JB (vexé) — Bonjour l’ambiance ! Bon, ben, pour ce qui est des cœurs à prendre, je vais voir ce que je peux faire...

 

LISA (l’encourageant d’un geste de la main désobligeant) — C’est ça, va donc faire ça...

 

JB (balai toujours à la main) — Mais enfin, qu’est-ce qui se passe ici ? On dirait que vous venez d’enterrer quelqu’un !

 

CHARLOTTE (se précipitant sur...

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Posté le 10 septembre 2026 par Cathy M

Cathy M
Cathy M

Bretonne de cœur, j'ai récemment abandonné mon élevage clandestin de licornes pour me consacrer à l'écriture. " Cœurs en galère à Limoges ! " est ma première comédie de boulevard.

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