Garçon, un scotch !
Cette comédie se déroule dans le salon d’un intérieur bourgeois. La fille de cette famille éprouve certaines difficultés dans ses étues d’anglais et sa mère a fait venir un précepteur écossais pour parfaire ses connaissances. Cet homme jeune est fort apprécié des femmes de la famille qui semblent s’intéresser bien d’avantage à son kilt qu’à l’anglais qu’il distille si efficacement. En fait, la grosse question qu’elles se posent, comme toutes les femmes d’ailleurs, est la suivante : “porte-t-il quelque chose sous son kilt ?”. Dans le but de pouvoir répondre à cette “angoissante” question, elles vont déployer des trésors d’ingéniosité. En définitive, la jeune élève paraît s’intéresser à bien d’autres choses à qu’à l’étude pure et simple de la langue de Shakespeare, et elle semble vraiment savoir ce qu’elle veut.
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SCENE l
Olga - Quelle bonne idée tu as eue, ma chère sœur, de faire venir ce précepteur pour notre Sylvie, car il a l’air très sympathique.
Viviane - Oui, effectivement, il est charmant, et je pense qu’il va permettre à Sylvie de faire de gros progrès en anglais. Il a tellement l’air britannique, que c’en est à mourir de rire ! Il ne pourrait assurément pas être espagnol avec une touche comme ça ! Et ce kilt lui va à ravir !
Olga - C’est vrai que ces gens ont un charme, une distinction que nous trouvons rarement chez nous. Mais je me demande ce qu’en pense notre grande gamine car, après tout, c’est elle la première concernée… Sylvie, tu es là ?
(Entre Sylvie, avec des couettes, en pantalon, très moderne, mais l’air un peu godiche.)
Sylvie - Oui, tata, tu m’as demandée ?
Olga - Ma petite fille, tu sais quel prix ton père, ta mère et moi attachons à la réussite de tes études, afin de t’assurer une brillante carrière dans le domaine de ton choix, qui te passionne depuis toujours…
Sylvie - Mais certainement, tata, j’en suis consciente, mais où veux-tu en venir ?
Olga - Oh, ma grande, simplement à ceci - comme nous te l’avons déjà dit, pour que tu deviennes bilingue, nous t’avons fait venir un précepteur anglais, à domicile, et nous aimerions savoir ce que tu en penses, bien qu’il ne soit ici que depuis quelques jours…
Sylvie - Eh bien, tata, j’en suis ravie, car il est très bon pédagogue et, de plus, il est charmant, ce qui ne gâte rien, je pense que Maman ne me...