La séductrice des années folles
Dans les années 1923, Chloé Duvallier est une femme intéressée et libérée, elle vient d’un milieu modeste. Elle a épousé Théodore par intérêt et par amour, ils ont huit ans de différence. Elle estime sa femme de ménage Marthe, une jeune femme qui lui rappelle son milieu. Elle est à son service depuis dix ans. Les hommes de la bourgeoisie tombent sous son charme et son caractère enjouée. Les femmes bourgeoise l’a critique pour sa légèreté et sa liberté de vivre.
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ACTE 1 SCENE 1
Introduction : Yes sir that’s my baby (new Chicago band 3.50)
Dans les années folles en 1923. Chloé Duvalier mariée à Théodore Duvalier, riche industriel dans la sidérurgie, ils ont huit ans d’écart. Chloé est une femme intéressée, libérée, elle a épousé son mari par amour et le trompe avec d’autres hommes plus jeunes de son âge. Marthe Forestier sa femme de ménage est à son service depuis dix ans, elle apprécie sa patronne malgré ses frasques, elle connait tout de sa vie.
Il est 16 heures, Chloé sonne la petite cloche, pour prévenir Marthe de lui servir son thé. Théodore est assis à son bureau et lit un dossier.
CHLOE
- C’est l’heure du thé, Théodore vous devriez vous décrochez de vos dossiers.
THEODORE
- Ma chère Chloé, vous avez tellement raison je me rends esclave afin de vous offrir le bonheur que vous méritez.
Marthe apporte le thé sur un plateau en argent.
MARTHE
- Voici le thé de madame et de monsieur.
Théodore va rejoindre son épouse sur le canapé.
CHLOE
- Merci Marthe, vous méritez d’être augmenté, n’est-ce pas Théodore ?
Théodore ne répond pas, il remue le sucre avec sa cuillère.
MARTHE
- Madame est trop bonne.
CHLOE
- Monsieur fait semblant de ne pas entendre, faite-moi confiance, merci Marthe.
THEODORE
- Que disiez-vous ma chère ?
CHLOE
- Je disais que vous devriez augmenter Marthe, la pauvre, depuis toutes ses années pour sa fidélité et ses loyaux services.
THEODORE
- Vous savez très bien que c’est la crise.
Elle regarde le décor de son salon.
CHLOE
- Pas pour tout le monde, enfin bref.
THEODORE
- Je réfléchirai, je sais Chloé que je vous délaisse avec mes affaires pour
mon entreprise.
CHLOE
- Ne vous inquiétez pas Théodore, ce qui compte pour moi, c’est le confort que vous m’offrez, ce bel appartement, cette magnifique voiture, ma belle Hispano Suza et vous mon cher Théodore votre argent si durement gagné avec la sueur de vos employés. Au fond je vous admire.
THEODORE
- Je vous remercie ma chère, vous êtes si directe et si simple dans votre façon d’exprimer si bien les choses.
CHLOE
- Pourquoi se compliquer la vie, assumer votre tâche de chef d’entreprise, faite moi plaisir augmenter le maigre salaire de Marthe, elle est tellement dévouée.
THEODORE
- Comme vous le désirez ma chère Chloé.
Il prend sa main et l’embrasse.
CHLOE
- La sidérurgie vous rapporte, la crise a bon dos, mon cher Théodore adoré.
THEODORE
- Vos désirs seront exaucés, ma petite Chloé, je vous aime, je dois partir.
CHLOE
- Moi aussi Théodore, je vous aime tendrement.
ACTE l SCENE 2
Marthe annonce l’arrivée d’un homme Yvon Leroy. Chloé est sur son canapé, elle lit le journal.
MARTHE
- Madame, un monsieur désire vous voir.
CHLOE
- Qui est-ce ?
MARTHE
- Monsieur Yvon Leroy.
CHLOE
- Faite-le entrer !
MARTHE
- Très bien madame, monsieur, vous pouvez entrer, madame vous attends.
Yvon Leroy fait son entrée, Marthe referme la porte et s’en va.
CHLOE
- Comment allez-vous mon cher Yvon ? Asseyez-vous.
YVON
- Vous me manquez Chloé, je suis venu vous voir, je vous ai apporté quelques pages de poésie que j’ai écrite en pensant à vous, vous êtes ma muse.
CHLOE
- Je ne savais pas que vous écriviez des poèmes.
YVON
- Depuis cette nuit ou vous vous êtes abandonné à moi.
CHLOE
- Cette nuit a été pour vous une révélation à la poésie.
YVON
- Depuis je ne peux pas vous oubliez.
CHLOE
- C’est du passé, moi j’ai oublié c’était quand ?
YVON
- Le mois dernier, moi je n’ai pas oublié.
CHLOE
- Je lirai vos poésies à tête reposée, vous avez de la peine.
YVON
- Je suis amoureux de vous.
CHLOE
- Je vous estime beaucoup Yvon, mais je suis mariée.
YVON
- Malheureusement, je dois me faire à cette idée, Chloé je vous demande de divorcé et je vous épouserai.
CHLOE
- Je ne peux pas et je ne veux pas, vous me poussez à être intransigeante à votre égard, vous n’êtes qu’une aventure pour moi.
YVON
- Avez-vous oublié, cette nuit de passion que nous avons passés ensembles, cette nuit inoubliable.
CHLOE
- Vous savez Yvon, je suis passionné dans tous ce que je fais et après tout retombe comme un soufflé, je reviens à la réalité et je me lasse de mes aventures.
YVON
- Comment pouvez-vous me dire tout cela aussi froidement, moi qui ressens pour vous d’intenses sentiments.
CHLOE
- Désirez-vous une tasse de thé ?
YVON
- Non je ne veux rien.
CHLOE
- Un alcool fort pour vous soulager.
Chloé sonne la petite cloche pour appeler Marthe.
CHLOE
- Yvon, je vais vous offrir un scotch qui va soulager votre peine.
Marthe arrive en regardant Yvon assis sur le canapé à côté de sa patronne entrain de se tenir la tête le visage tourmenté.
MARTHE
- Que désirez-vous madame ?
CHLOE
- Marthe pourriez-vous apporter un scotch sans glaçon pour monsieur.
MARTHE
- Je vois ça, monsieur n’est pas très en forme, il a besoin d’un remontant, je vous l’apporte toute suite.
CHLOE
- Merci Marthe, si ne l’avais pas, il faudrait l’inventer, allons ! Allons Yvon ! Je vous interdis de souffrir à ce point pour moi, je suis très flatté.
Marthe arrive avec le verre de scotch sur un petit plateau en argent.
MARTHE
- Voici le scotch de monsieur, comme vous pouvez le constater madame, j’ai mis la dose, la formule habituelle.
CHLOE
- Merci Marthe, que ferai-je sans vous.
MARTHE
- Merci madame, j’ai l’habitude.
CHLOE
- Buvez une gorgée, je n’aime pas vous voir comme ça et mon mari va bientôt rentrer.
Yvon boit deux gorgées.
YVON
- Merci ma chère Chloé, vous êtes si généreuse, j’oubliais votre mari, quelle chance de vous avoir à lui.
CHLOE
- Je sais on me l’a déjà dit, un jour vous rencontrerez la femme de votre vie vous m‘oublierez et vous vous direz, quelle perte de temps avec cette femme insignifiante.
YVON
- Ne dites pas ça, vous n’êtes pas insignifiante, vous êtes très belle, généreuse passionnée.
Yvon prend son verre de scotch et le finit.
CHLOE
- Rentrez chez vous, à cet instant même la femme de votre vie peut apparaître et je ne serai qu’un vieux souvenir passé pour vous.
Yvon se lève un peu émécher, le sourire aux lèvres.
YVON
- Vous avez sans doute raison, je me suis comportez comme un malotru sans éducation, je vais partir, après tout, vous êtes une femme mariée et moi je trouverai sans doute la femme de ma vie.
CHLOE
- Vous me faites plaisir Yvon, voilà un homme qui a retrouvé la raison, vous êtes prêt à reconquérir le cœur d’une autre femme. Bravo Yvon !
YVON
- Au revoir madame, j’espère que vous me pardonnerez.
CHLOE
- Vous êtes déjà pardonné.
Yvon prend la direction de la porte et s’en va.
Chloé soupir de soulagement.
CHLOE
- Ah enfin, j’espère qu’il aura compris, tous ces amants s’accrochent à moi et tombent à mes pieds, fou amoureux, grâce à mon fameux breuvage, ils s’éloignent de moi et les ramènent à la raison.
La scène s’assombrie.
ACTE 1 SCENE 3
Marthe fait la poussière du salon avec son plumeau, Chloé arrive avec un livre à la main.
MARTHE
- Madame, je finis la poussière du salon.
Chloé s’assoit sur le canapé.
CHLOE
- Dites-moi Marthe, avez-vous lu le dernier livre qui vient d’être publié par un jeune auteur, Raymond Radiguet ?
MARTHE
- Non madame, je n’ai pas bien le temps de lire, je travaille et je m’endors très vite après mon service.
CHLOE
- Pauvre Marthe, vous êtes épuisé de fatigue, vous êtes usé par votre besogne dans cet appartement.
MARTHE
- Je trouverai bien une demi-heure pour lire une page ou deux après mon service dans mon lit, il me reste le dimanche, mais ça passe trop vite.
Chloé observe avec peine Marthe, sa pauvre domestique qui n’a pas le temps de se cultiver.
CHLOE
- C’est très important Marthe de se cultiver, je vais voir ce que je peux faire pour vous, venez, vous asseoir.
MARTHE
- Madame est trop bonne, mais j’ai du travail.
CHLOE
- C’est moi qui vous le demande, je suis votre patronne et il est interdit de refuser mes ordres.
MARTHE
- Très bien, Madame, si vous le désirez.
CHLOE
- Quand j’aurai fini ce livre, je vous le prêterai volontiers.
MARTHE
- C’est quoi le sujet ?
CHLOE
- Le titre c’est le diable au corps, c’est l’histoire d’un homme qui a une aventure avec une femme marié, son mari est parti au front alors qu’il se fréquentait avant la déclaration de la guerre.
MARTHE
- C’est une histoire un peu osée.
CHLOE
- C’est un roman d’amour, lui est plus jeune qu’elle.
MARTHE
- Ah d’accord ! C’est une histoire de tromperie.
CHLOE
- Vous n’allez pas aimer Marthe, c’est une...