Olive, le prestidigit’Acteur

Il a été embauché par la troupe de théâtre amateur de cette petite ville pour animer la première partie de soirée en lever de rideau, juste avant que la troupe du village ne propose sa pièce principale.
Il doit chauffer la salle. Pour cela, il va proposer au public des tours de passe-passe en se servant de quelques spectateurs pris au hasard dans la salle…
Il prend un malin plaisir à éberluer le public de la salle tout en se servant des personnes qui ont bien voulu monter sur la scène afin de mettre en valeur ses prétendus dons.
Saura-t-il à convaincre le public ?

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ACTE UNIQUE

Pour ce texte, nous sommes à mi-chemin entre une saynète et un stand up

Dans lequel le public (les acteurs disséminés dans la salle) va participer.

 

 

Décor : rien de spécial. Une avant-scène et quelques objets, chaise, tablette. Aller au minimum pour simplifier. La mise en scène est à l’appréciation du metteur en scène. A part Olive qui a déjà fait de la scène, les autres acteurs doivent se comporter comme s’ils étaient des personnes qui n’ont jamais mis les pieds sur une scène et doivent donc sembler timides, surpris, etc.

 

 

Olive - (Au public dès qu’il surgit de derrière le rideau) – Bonjour chers amis et amieeeees du public de (citer la ville). Comment allez-vous ? Vous m’avez l’air tous très fatigués. Pourtant nous sommes vendredi. C’est le week-end. Youpiii ! Je vois des mecs qui haussent les sourcils… Ca n’a pas l’air d’aller bien (visant un spectateur n’importe où dans le public) Je me trompe ou pas ? Ah, mince ! Je viens de lire sur les lèvres de ce monsieur qu’il allait se taper belle-maman à déjeuner dimanche… Courage mon vieux. Oui, courage. Ce sont des choses qui arrivent plus souvent qu’on ne voudrait.

Je me présente : Je me prénomme Olive, le prestidigitateur à qui la troupe théâtre de (citer la ville) a demandé de venir faire une prestation. On peut dire que je suis l’huile de ma société puisque je suis tout seul. C’est moi qui fais tout. La dame, là, au cinquième rang n’a pas tout compris pour l’huile. Faut vous réveiller ma bonne dame. Quand je dis que je suis l’huile de la société, ça veut dire que j’en suis le patron. Le patron et comme je m’appelle Olive… Ah, ça y est, elle a fait tilt. C’est bon madame, vous pouvez vous rendormir.

Avez-vous bien compris que nous sommes dans la salle où va se jouer, après mon étonnante démonstration, une pièce de théâtre (citer la pièce et le nom de son auteur à venir en faisant volontairement une erreur puis en se rattrapant). Ce soir, moi, je ne vais pas être un magicien lambda car pour vous seuls, un prestidigit’acteur… Vous avez compris, ça a bien fait le tour de vos neurones ? PrestidigiTACTEUR. Non, non, pas tracteur. (S’adressant à un hypothétique spectateur) Vous êtes né comme ça où vous êtes juste une erreur de la nature ? Vous êtes marié peut-être ? Oui. La pauvre, elle n’a pas de chance. Bref.

Donc un prestidigit’acteur a besoin, non pas de public, de spectateurs, mais bien de spect’acteurs ! SpecTACTEURS… Logique jusqu’au bout… (A une hypothétique spectatrice) Qu’est-ce qui vous fait marrer madame ? C’est que j’ai dit « jusqu’au bout ». Vous êtes en manque madame, faut vite faire quelque chose. Moi je ne peux rien pour vous. J’ai des limites d’âge !

Il descend de la scène et, bien entendu, fond son regard sur plusieurs éventuelles victimes parmi le public. Insister lourdement sur certaines personnes qui, volontairement, se cachent pour ne pas être repérées. Aller dans un premier temps, tout doucement le long de la salle en pointant du doigt des personnes puis, arrivé au fond, s’exclamer : C’est bon, je crois que j’ai repéré toutes mes victimes…

Olive (Qui remonte doucement la salle de l’arrière vers la scène, s’arrêtant dès les derniers sièges pour prendre une personne (qui fait partie de la troupe). D’abord il pointe son doigt, bras étendu vers la gauche pour désigner quelqu’un puis se ravise immédiatement et en pointant vers la droite, il désigne l’actrice...

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Posté le 12 octobre 2026 par Jean-Luc Pecqueur

Jean-Luc Pecqueur
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Celui qui n'ose rien dans la vie n'a jamais rien non plus.

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