Ramdam à Sotzy-sur-Lebide

Barniguet reçoit Ponneuil qui lui propose tour à tour le calendrier des éboueurs, puis des pompiers, puis du “foutre”, alors que Marminette veut lui vendre une encycopédie en trente-trois volumes. Il en a assez, lorsque la perceptrice vient lui proposer le calendrier du fisc ! Alors que l’entrevue tourne à l’aigre, Ponneuil vient mettre tout le monde d’accord.

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SCÈNE PREMIÈRE

Barniguet, Paulette

 

Paulette est occupée à quelque besogne. Entre Barniguet.

Paulette. – Enfin te voilà ! C’est pas trop tôt !

Barniguet. – Oui, me voilà. Et je voudrais bien savoir pourquoi mon chien n’est pas venu m’accueillir.

Paulette. – Ton chien, il est parti en vadrouille depuis le début de l’après-midi. Et puis je ne suis pas une dog-sitter !

Barniguet. – Savoir où je vais pouvoir le retrouver, maintenant…

Paulette. – Aussi, je me demande ce que tu as besoin faire d’un chien. Tu n’es pas chasseur, tu n’as pas de moutons, et comme chien de garde, il lècherait la main des cambrioleurs.

Barniguet. – Pourquoi j’ai besoin d’un chien ? Je vais te le dire : c’est pour voir quelqu’un qui a l’air content quand je rentre à la maison. Voilà pourquoi.

Paulette. – Parce que ça te plairait que je saute partout en remuant la queue ?

Barniguet. – C’est pas obligé que tu sautes partout… mais un sourire, un bonsoir, ça serait pas du luxe. Et les cambrioleurs, s’ils ont une tête patibulaire, il leur mord le ventre, toujours le ventre. (Voyant le calendrier.) Et qu’est-ce que c’est que cette horreur ?

Paulette. – Ça ? C’est le calendrier du facteur. Il est passé ce matin.

Barniguet. – Le facteur ? C’en est un propre encore, celui-là. Regardez-moi ça : d’un côté un petit chien, de l’autre un petit chat. Comme c’est original ! J’espère que tu ne lui as pas donné de sous.

Paulette. – Il a bien fallu. Il nous rend des services, tu sais.

Barniguet. – Alors deux euros : un pour le petit chat, un pour le petit chien.

Paulette. – Dix euros, je lui ai donné.

Barniguet. – Si tu te mets à dépil… dilép… dalip… jeter l’argent par les fenêtres, on est bien partis !

 

 

SCÈNE 2

Barniguet, Paulette, Ponneuil

 

Ponneuil. – Salut la compagnie ! C’est les poubelles. Édouard Ponneuil, pour vous servir.

Barniguet. – Les poubelles ?

Ponneuil. – Eh oui ! Tous les jeudis matin aux aurores, c’est nous qu’on ramasse les poubelles. Hop ! dans le camion ! Et en route pour une destination lointaine et inconnue !

Paulette. –...

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