Agathe et Valérie travaillent à leurs postes quand arrive maître Belkacemi.
MAÎTRE BELKACEMI
Tiens, Agathe, tu es de retour, ça fait plaisir. Tu vas mieux ?
AGATHE
Oui, oui, c’était juste un peu de surmenage. C’est particulier, comme travail, quand même. Je pense qu’il faut un temps d’adaptation.
VALÉRIE
Ouais, c’est le métier qui rentre. Ça va venir… Et de toute façon, si ça vient pas, tu te suicideras et ils en prendront une autre. C’est la vie.
AGATHE, les yeux écarquillés.
Euh… oui, merci… je suppose. C’est rassurant…
MAÎTRE BELKACEMI
Oui, non, mais ça va aller, t’en fais pas. J’ai totalement confiance en toi. Il n’y a pas de raison que tu n’y arrives pas.
AGATHE
C’est gentil, merci. Vous êtes en audience, aujourd’hui ? Ou vous avez des consultations ? Je n’ai rien vu sur l’agenda…
MAÎTRE BELKACEMI
Ha non, mais c’est normal, j’ai posé ma démission. Je suis juste venue récupérer des affaires. On ne t’a rien dit ? Ha non, moi c’est bon, j’en peux plus des divorces avec des mâles alphas, des toxicos, des clients qui ne comprennent rien, qui ne sont jamais contents… C’est tout, j’ai eu ma dose. Je suis encore jeune, je vais repartir dans la pole dance et l’escorting. C’est moins stressant, au final, ça paie à peu près autant pour moins de boulot et les clients sont beaucoup plus respectueux…
AGATHE, ahurie.