Une Dinde En Novembre
Marie-Ange, matriarche bourgeoise attachée aux traditions, décide cette année
d’organiser le réveillon de Noël… avec un mois d’avance. Dans le vieil appartement
familial, les décorations sont déjà installées et les proches se retrouvent bien avant la date prévue.
Très vite, cette réunion hors calendrier fait remonter à la surface tensions, non-dits et anciennes rivalités. Les protagonistes, aux caractères profondément divergents, peinent à cohabiter dans cet espace familier devenu champ de confrontation. Les échanges s’enveniment autour d’un repas de fête qui dérape progressivement.
Une comédie familiale contemporaine, rythmée, explosive et foncièrement
humaine, où l’humour se mêle à une forme de gravité, et où les conflits les plus vifs
révèlent des besoins d’attachement et de reconnaissance plus essentiels.
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UNE DINDE EN NOVEMBRE
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Stéphane MEZILLE
Dépôt SACD 000896790, le 14 mai 2026.
DISTRIBUTION :
7 PERSONNAGES – 3H et 4F
Mme Marie-Ange Pasqualitchi : Veuve depuis peu de monsieur Pasqualitchi, ancien propriétaire de l’entreprise du même nom, pompes funèbres et services funéraires. Marie-Ange est une femme âgée, calme et posée. Discrète, elle parle peu et observe beaucoup. Son regard bienveillant révèle l’amour profond qu’elle a pour ses enfants. Derrière sa douceur et sa pudeur se cachent une force tranquille et un secret douloureux qu’elle porte en silence. Coiffée d’un foulard qui lui dissimule les cheveux.
Ange Pasqualitchi : Héritier de l’entreprise familiale. Fils ainé de la fratrie. Eduqué dans la veine de son père. Excellent commercial, il n’en demeure pas moins cupide et narcissique. Attaché à l’image de réussite et de transmission, il vit difficilement sa stérilité, qu’il considère comme une faille. Refusant toute idée d’adoption, il préfère taire cette fragilité et maintenir une façade de contrôle. Personnage charismatique, mais dur et incisif, voire cruel avec les siens, il privilégie le pouvoir et ses intérêts au détriment des liens affectifs.
Marie-Cécile : Epouse d’Ange. Héritière de l’empire industriel de nourriture animale, Yakajaper. Ecrasée par la présence de son mari, elle souffre de déprime et de mauvaise estime d’elle-même. Sa dépression se traduit souvent par des conduites additives (alcool, tabac…) et des colères violentes. N’a jamais pu fonder une famille comme elle l’a toujours rêvé du fait de la stérilité de son mari et de son refus catégorique d’adoption. Personnage instable, elle oscille entre détresse silencieuse et explosions émotionnelles. Ses fragilités la rendent néanmoins touchante et attachante.
Anne Pasqualitchi : Cadette de la fratrie, Anne enchaîne les mariages comme d’autres changent de vie. Divorcée pour la quatrième fois, elle s’est toujours assuré un confort bourgeois grâce à ses unions avec des hommes fortunés. Derrière une apparente légèreté se cache une quête affective jamais satisfaite. Son dernier mariage avec Rodolphe, un artiste, se voulait une rupture : un choix de cœur, plus bohème et loin des convenances. Mais l’illusion a vite cédé : l’homme s’est révélé intéressé et sans talent. Désabusée, mais lucide, Anne conserve une certaine ironie sur elle-même et sur ses échecs, oscillant entre cynisme et besoin d’être aimée.
Rodolphe : Artiste-peintre et sculpteur qui parle beaucoup de son art… mais qui crée assez peu. Il se présente comme un incompris, en avance sur son temps, alors que ses toiles peinent à trouver preneur. Il vit confortablement aux crochets de sa femme, qu’il appelle « son soutien artistique » … et qu’il trompe dès qu’il a l’occasion. Inspiré en amour, beaucoup moins en peinture, il a surtout réussi sa carrière de profiteur.
Charles Pasqualitchi : Dernier de la fratrie. Impulsif, révolté, un peu marginal. Il est de tous les combats (ZAD, méga-bassine, etc…). Anticapitaliste, il rejette le système entrepreneurial de sa famille tout en vivant grâce à la perfusion financière de sa mère qui refuse de le laisser tomber. Vis avec Libellule, sa petite amie, dans une ZAD installée dans un bocage pour empêcher la construction d’une zone commerciale.
Libellule : Jeune femme solaire, optimiste ; elle voit toujours la vie en rose. Elle l’aborde avec candeur et légèreté. Elle a choisi de vivre en marge, loin des conventions et de l’agitation, guidée par ses idéaux. Végan et anticapitaliste, elle rejette le matérialisme et les hiérarchies sociales, préférant les expériences humaines et la solidarité.
Mme Biglu : Voix off ou une comédienne qui transforme sa voix. Voisine et amie de Marie-Ange Pasqualithi.
COSTUMES PROPOSITIONS :
- Marie-Ange : « Classique, bourgeois et élégance ancienne ».
Robe sombre et longue, cardigan, collier de perles discret, chaussures confortables et propres, cheveux dissimulés sous un foulard, lunettes suspendues à une chaine, mouchoir en tissu…
- Anne : « Classique et bourgeois ».
Coupe de cheveux stricte, talons hauts, bijoux voyants, pochette raffinée, tailleur, gants, manteau long, maquillage voyant.
- Marie-Cécile : « Bourgeois et classique fatiguée ».
Coupe de cheveux sobre et chic, mais qui retombe ; veste de tailleur, collants noirs, bijoux discrets, maquillage passé, chemise légèrement ouverte, bagues fines, briquet chic…
- Libellule :...