Des(astres) solitaires
C’est l’histoire d’un enfant meurtris de la séparation de ses parents. Il tente de d’exister dans cette vie qu’est pas la sienne, tout ce qu’il veut c’est une vie rustique.
🔥 Ajouter aux favorisC’est l’histoire d’un enfant meurtris de la séparation de ses parents. Il tente de d’exister dans cette vie qu’est pas la sienne, tout ce qu’il veut c’est une vie rustique.
🔥 Ajouter aux favorisPrologue :
J’m'appelle Teo. J’me présente. 25 ans. J’vivais à Paname… en fait j’vivais po vrément à la capitale, mais c’est c’que disent les banlieusards. Pour faire hype. Faire Parigo parce qu’en fait mon béso…c’est un rêve de banlieusard que d’vivre à Paris. Alors q’les parisiens souhaitent po vivre en banlieue. En fait si mais la banlieue de Neuilly, Boulogne Billancourt, Levallois, et Montreuil, l'eldorado des jeunes artistes en vogue. On s’doute bien qu’y’vont pas s'aventure dans les contrées sauvages d’la sous France. Hein mon copain ? St Denis, Drancy, Aubervilliers. Anyway, ( je déteste le franglais mais rien à faire chui plus d’ce monde ) ch’continue, j’tais contiguë à Paris….. Si j’dis la vérité, j’vivais à Aubervilliers. Nourdine. Ouais moi non plus ça m'enchantait po…lorsque ch’écrivais ça sur des papiers admini ça m’filait la g(ch)erbe. J’avais rien cont(r)e Aubervilliers mais Aubervilliers avait rien pour moi.
J’tais étudiant d’puis mes 17 ans, et ça f(ai)sait d’puis mes 17 ans q’j’avais mis un terme à mes études. Mais j’aimais toujours dir’q’j’étais étudiant parc’q’j’évitais des circonvolutions explicatives d’ma situation sociale. J'évitais des réflexions moralisatrices. C'est-à-dire, pou(r)quoi j’touchais les primes d’activité ? le chom(e)du ? et pas d’aide sous l’titre d’étudiant ? Pas étudiant ? Non fuck parce que j’fais c’que j’aime. Et, même aujourd'hui, la myriad’d’gars réorientés, que j’ai po fait parce que j’aime c’que j’fais, est une belle r’vanche. J’touchais seul(e)ment 800e avec un log(e)ment mensuelle d’600e…Rien n’va à 25 ans alors q’j’avais un boul(e)vard pour êt(r)e méd(e)cin. Mais j’aime po l’sang alors q’j’adorais Grey's Anatomy.
Chaq’pote m’demandait : “Tu vas bien ?” Euh…non on dit pas ça à Caen. On dit “ ca va ti té béso” " Viens revivre à Caen”. Mon r(e)tour popait p(l)usieurs fois dans ma teté, dès lors qu’une mauvais’nouvelle jaillissait des tréfonds d’mon quotidien. Mais si j’le faisais…c'était une défaite. Nourdine. Chui un Seymour, j’préfere crever qu’admett(r)e ma défaite. Faut dire q’mon rêve c’était d’êt(r)e acteur, être acteur à Caen c’est la mêm’qu’être agriculteur à Paris. Vivre à Paris était po subsidiaire si chouhaitais être acteur. C'était po facile, plus invivable, que po facile. J’me suis désagrégé…d’inanition pendant maint(e)s années sans l’dire a mes parents parce q’ce s(e)rait une ignominie pou’moi que d’le dire. Malgré ça, j’faisais du sport pour êt(r)e beau, et parce q’j'aimais ça, et parce q’mon papa m’a toujours incité d’faire du sport parce que j’étais enrobé. Enfin i’m’l’a jamais vraiment dit, mais toujours fais comprendre. Gade ca l’régim’extrêm’a été fructueux. Pourquoi j’écris ça ? J’écrivais pour qu’un jour que(l)qu’un m’lise et m’joue à la comédie française. Mais j’ai po eu le temps parce que j’me suis suicidée à cause d’un enchevêt(re)ment d’problèmes que j’ai po su résoudre…comprendre…comprendre oui parce q’des problèmes de temps en temps sont insolvables. Et j’ai étais démuni. Dites a vos enfants q’des fois on peut rien fair’aux problèmes. Ç’a été un déferlement soudain. À l’instar d’un nud(e) inopiné…j’ai été l’crash test d’une génération en déroute. D’une nouvelle génération à la r(e)cherche d’considération, eh d’tolérance. Chui pour la bien pensante, mais de temps en temps lorsqu’on d(e)mande d’la tolérance, même avec des idéologies louables… on est obligé d’êt(r)e catégorique, véhément, et un tantinet despotique...pour q’ça change. Et lorsqu'on d(e)mande d’la tolérance ( idéologies louable soit-elle ) à certains gens, ça veut po dire qu’on l’est plus qu’ils le sont pas beaucoup. Chui la fin d’un arbre généalogique et j’enraye mes futurs projets. Chui Teo SEYMOUR, po né à la bonne époque, mon chanteur fav c’est Jacques BREL, paix à son âme, chui un simple comédien à la r(e)cherche d’la considération. À ma r(e)cherche. C’est pourquoi j’vous laisse cette lettre à titre posthume.
Première scène :
Elle m’désire
Nou sou sa
( on se sait )
Alors elle m’demande qu’on s’date
“Euuuuh… nan”
Fainéantise
Mais elle insiste
Plusieurs fois dans la semaine
“Hmm”
6 fois
Alors j’dis “oui”, pour aujourd’hui
J’me dis
“Tracknard”
Ch’propose
“Dehors ?”
“Euuuuh…nan”
Elle m’demande
“On s(e)rait pas mieux à la maison ?”
Gae ca timal an ka pa palé salade e ni gwo bonda
( t’as vu mon gars je parle pas pour rien dire elle “est fraîche” )
Alors j’dis “oui”
An nou ay
( On y va )
J’propose “20h, à la maison ?”
“Tracknard”
“Oui”
J’cleane la maison en amont
J’patiente
E’débarque à 00h
il chip
Une heure, pour moi, tardive
Elle a fait un long voyage
J’présume qu’elle est déterminée
J’peux po l’éconduire parce qu’il fait nuit
Elle s’est faite belle
“Tracknard”
“Salut ça va ?”
“Salut ?”
“…On s'fait la bise ?”
“Oui”
“Ça va ?”
“Ca va…Rien d’beau et toi”
“Ca va…merci”
GÊNANT
Une belle soirée en perspective
“Alors…”
silence
J’propose qu’on mange
silence
“Des pâtes ?”
silence
On mange des pâtes
silence
J’propose à boire
Pour détendre l'atmosphère
silence
“Ptit verre”
“Rhum coca”
silence
Le mélange d’la veille
silence
“Tchin”
“Tchin”
“Cul sex”
“Cul sec”
On est biiiien
J’me suis dit ca va être une bonne soirée
Même si j’étais po disponible pour une bonne soirée
Disponible pour elle
“Tracnard”
Alors
J’propose un film
Elle’m’dit oui
J’me dis “go”
On s’pose
Netflix
On cherche
Netflix
On cherche
Netflix
On cherche
On trouve
Film de suspense : Get out
Moteur. Action. Netflix
On chill
Les corps balancent
Les yeux s’esquivent
Je présage rien d’bon
silence
Jusqu’à ce qu’elle m’dise
“Stop”
Alors
On se regarde vraiment
“Oui”
Et ch’stop tout ce qu’on fait
J’patiente
Mais elle m’dit “continue”
Alors j’continue
Mais je discerne du discernement
Alors ch’stop
“ Ça va ?”
Mais elle m’dit
“Continue”
J’continue
Mais là
Elle m’dit “patiente”
J’patiente
Chui sa chose
J’fais rien
J’me dis y a un problème
Elle souhaite du temps
Ou y aller doucement
J’demande ?
“Ça va ?”
Pas d’réponse
“Tracnard”
Elle m’a dit “continue doucement”
Ch’continue doucement
Est ce une alternative pour dire non ?
Mais soudain(e)ment
E’m’demande qu’on se stop
Alors j’stop le carnage
Je me suis vêtu
Pas elle
Elle
Le regard dans l’vide
Euh lololo
Alors
J’me suis dit q’le silence est la meilleure réponse dans la situation
Mais j’ai oublié que (de) temps en temps la meilleure réponse pour l’un, est pas la bonne pour l’autre
Mais j’ai, tout d’même, fait style de rien
Une convention sociale
J’me suis posé d(e)vant le foot
Les highlights
Psg-Nice
3-0
But
Du prodige
Mbappe
Pendant c’temps
Elle est restée sur mon lit
7min
Les plus longues de ma liiiife
Et pendant les 7 min
Toute ma vie défile
J’comprends pas
J’me pose des questions
Peut être
Q’j’étais trop rapide ?
Peut-être
Qu’elle souhaitait que(l)que chose d’romantique ?
Peut-être
Q’ce sont les pâtes ?
J’me pose la question
Mais pourquoi s’est elle obstinée qu’on s’date à 00h, chez moi, alors qu’on est po pote, si c’est pour qu’à la fin elle décline ?
Est-c’moi ?
J’sens pas bon ?
Chui plus à mon prime ?
S’est elle dédit pendant la soirée ?
Quelle vision s'était-elle faite d’la soirée ?
Certainement une vision emphatique avec la mienne
Pourquoi m’avoir seriné à m’voir ?
J’comprends rien
Pour qu’on déserte ce silence plus grisant qu’un vacarme
J’propose “un dessert ?”
Elle balbutie quelques mots
J’comprends rien
“Mais Teo ? sérieux ? ”
J’dis “ oui j’ai du yaourt avec du miel confectionné d’ma Tata”
Ch’comprends pas tout d’suite
“Rire”
Elle rit
Ch’comprends pas
“Tracnard”
J’comprendrais plus tard q’“Le dessert” en question était une invitation en filigrane pour coucher avec l’autre
“Tracnard”
J’comprends plus rien
Décidément “le Tracnard”
Et la j’entends
« C’est pas ça mais c’est q’j’ai une histoire “
Mais moi chui pas disponible pour être à l’écoute d’son histoire
J’dis “non”
“Non”
Peut-être pas au bon moment
“Rire”
Pas besoin qu’on s’explique
Elle a la liberté (de) dire non
J’comprends
Mais j’me suis dit
Elle va comprendre d’elle-même
Que pour moi c’est po grave
Si j’écoute po son explication
Justement c’est parc’que c’est ok pour moi
Ok constance ?
Alors Constance
Explique moi
Parce que le regard du monde vers moi s’est substitué aujourd’hui
Parce que le regard de mon entourage s’est aliéné
Parce que j’ai des questions sans réponses
Parce que tout le monde a plusieurs versions
Et pas la nôtre
Pas la mienne
Tout l’monde a un avis sur l’histoire
Mon histoire
Notre histoire
Histoire ?
Que dis-je ?
Dans l'absolu, être discrédité d’quelque chose qu’on a pas fait est certainement une fumisterie
Non ?
Mais bon la vérité des autres est l’mensonge de l’un
Tout l’monde a un avis alors qu’on était ensemble
En dites
Sécurité
Qu’est ce q’j’ai dit ?
Qu’est qu’on a pas dit ?
Qu’est ce qu’on a dit aux amis ?
Qu’est ce qu’on a pas dit aux amis ?
Pour qu’ils colportent ses infamies…
Qu’est-ce q’j’ai fait ?
Qu’est qu’on a fait ?
Qu’est qu’on a pas fait ?
Qu’est ce qu’on a pas bien fait ?
Aurait dû t'on s’taire de not(r)e histoire ensemble ?
Est ce qu’on est tributaire d’un mutisme ?
D’une revanche face à la la servilité, perpétrée des hommes, sur la gente féminine ?
De choses qu’on a pas engendre, les nouvelles générations…mais qu’on tente, justement, de défaire… défaire les carcans envers ce sexe
Notre époque est certain(e)ment propice à la déménce.
Peut-être est-ce un vecteur pour l’égalité.
C’est fou c’qu’un
Non
Dit
Aujourd’hui
Entraîne
Juste un non
Et c’était ok
L'histoire s(e)rait terminée
Mais l’histoire continue, m’suit, me traque…
Pq s’est on pas dit non mutuellement ?
Pourquoi s'est-on mis dans un “Tracnard”
Le traquenard d’ce murmure
Ce murmure que j’peux pas endiguer et qu’a reflué jusqu’à ma maman
M(a)man chui désolé
Chui pas mechant
Juste j’ai po compris
Mais si elle a sentie ca
C’est q’je suis coupable
On est coupable
De pas avoir été à l’écoute
À l’écoute des regards
À l’écoute des corps
Et s’être dit la vérité
Je me devais d’avoir du discernement
Même si rien ne se prête au discernement à ce moment
“Tracnard”
On m’a pas parlé du consentement
Parce que pour moi
Et ma famille
C’était évident
Tellement évident
Que Constance
G po compris
Le consentement c'est bien le fait qu’elle n’dise pas non ?
Sans l’interdire de dire non bien sur
Ou
Ou que la fille dise oui ?
Ché toujours pas… et j’m’en veux
Je m’en veux aujourd’hui
Je m’en veux d’être un des plots twist d’son histoire qu’elle souhaitait m’dire lors d’son explication
J’m'excuse
Mais aujourd’hui la marge d’méprise est tellement minime
C’que j’comprends
Et aujourd’hui j’peux po vivre avec le fait de savoir que j’ai peut-etre…
Et mem’si j’me suicide, j’s(e)rais, certainement, un héros…pour certains, mais pour moi cherais toujours un monstre
Aucune délivrance en perspective
Parce que malgré ca j’me sens coupable qu’elle est sentie ca
Ça y est… Chui l’une des personnes q’je fustigais à l’époque sans en ayant été informé des circonstances
Chui un monstre
tchip
L’“Tracnard”
PS
Ché toujours po la fin
Du film
Adyé.
Scene film d’horreur :
dans le noir…il cherche son frere dans le public.
Y a que(l)qu’un ? Eh tu dors ?
Oui.
Tu mens.
Non j’dors la.
Mais non…c’est po vrai parce qu’on s’parle.
Roopchiiii.
Il fait genre
Mens douc(e)ment.
Quoi ?
Ah… Tu dors pas, tu vois.
Qu’est c’tu me veux ?
Euuuuh.
Mais tu fais quoi ?
J’entre.
Mais pourquoi ?
Parc’que j’dors pas.
Mais moi si.
Mais plus maint(e)nant. Viens qu’on s’endorme ensemble.
Non. Pourquoi ?
Parce que l’exorciste. On m’a dit ca va… bah ca va pas.
Mérité. Moi j’ai dit q’c’était pour les grands ce film.
Stp ?
Vraiment l’égo des gars.
Pourquoi ?
Parce qu’on peut dir’non.
Non… parce que chui un SEYMOUR.
Un SEYMOUR qu’a peur.
J’ai po peur.
BOUUUUU.
Il trébuche sur un jouet. Ça fait du bruit.
PUT…punaise.
Gade ca.
J’ai po peur.
Tu veux q’je le dise à Pa?
Non pas papa.
Pourquoi ?
Parce que…j’ai… pas papa.
Mdr, la tarlouze. Au moins il va t’couch(é) lui.
Non stp… chui désolé mais chui pas bien… j’vois pleins… et y a des…(il regarde) j’entends pleins de… (il entend) Et y a ce…
Bon viens. Mais pas toute la place.
Pas du tout… pas touche.
STP
Dépêche… Mais 10 secondes.
il compte quand ils se prennent dans les bras.
PD VA.
Quoi ?
Non rien.
Merci frère.
Tu m’en dois une.
Non parce qu’entre frère on s’doit rien.
Hmm…Fais bisou.
Son petit frère lui fait un bisou sur la joue.
Ch’t’aime.
Tout ça ?
Je t’aime plus que l’univers…
Tg. Abuse pas.
J’abuse pas.
Si tout le monde abuse.
Monologue :
Abuse pas de moi.
On a abusé de moi.
J’ai bien dit, on a abusé d’moi.
Plusieurs fois.
Sans mon consentement.
La première défloraison a été la plus compliquée à faire face.
Mais ensuite j’ai fait simplement ce que font les gens abusés.
J’ai rien dit.
J’ai pas dit non.
J’ai souris.
Et j’ai oublié.
Jusqu’à mes 18 ans.
Jusqu’à ce que je l’écrive aujourd’hui.
Jusqu’à ce que je le revive.
Jusqu’à ce que j’en sois libéré.
Que je sois libre de dire ce que je veux dire.
Ou même la plus grande des liberté, celle de rien dire.
Aujourd’hui je dois rien aux gens.
Libre.
Aujourd’hui je suis libre de vous dire ce qu’il s’est déroulé le 3 novembre 2010
Je me souviens
de ce jour magnifique.
Disponible
À une belle soirée en perspective
Paradisiaque.
Trop
Tellement
Qu’il y eu un déséquilibre.
J’me souviens.
De l'atmosphère pesante.
Mêlé d’une volute fragrance, de bouse.
J’avais que 9ans, au moment des faits lorsque la question m’a été posé.
Je regarde mes parents. Et je m’dis qu’est ce que je les aime. Je sais plus. À 9ans on aime sans savoir ce que ça signifie. On les cherche lorsqu’on s’égare…On est des chiens parce qu’on a pas d’autres endroits.
“Papa ou maman ?”
A ce moment j’ai capté…VITE. Que mes mots et mes actes avaient des conséquences.
C’est pourquoi à la suite de ça j’ai été quelqu’un de sage. Parce que j’en savais les conséquences…à l’inverse des autres enfants insouciants.
Et entrant dans cette cour des grands a coup de talon… J’ai su qu’aucune perspective d’avenir ensemble étaient imaginable.
Je me suis fabulé les longues conversations qu’ils ont eu avant que j’entre.
Les conversations, les joutes verbales, pour savoir qu’est ce qu’on fait des enfants.
À l’instar de vulgaires objets.
Sans qu’on ait quelque chose à dire.
Alors j’ai opiné à la séparation.
Alors qu’un mot m’a trituré l’esprit c’est “non”.
Peut-etre que si j’avais dit non. La perspective de dire non à Constance, à mon ptit frere, à mes potes,...Je sais pas…Je suis…Ce que le moment d’une vie de 5min peut engendre, enraye...
Ils m’ont pas demandé mon avis.
Ma chambre, mes copains, mon frere, mes parents…La pauvreté.
Et je me suis demandé qu’est ce qu’on va être avec mon ptit frere.
Ca va etre ca notre vie ?
Qu’on a pas mérité.
Depuis j’ai changé.
Est ce que c’est pour ça que j’ai mytho pendant longtemps ? Que mon ptit frere ment toujours ? Parce qu’on m’a mytho toute mon enfance. Et que j’ai mytho pour défendre mes parents l’un envers l’autre.
C’est pour ça que j’ai fait pipi au lit jusqu’à l’âge de 14 ans ?
Que j’ai dormi jusqu’à tard avec maman ? Soi disant pour notre bien, alors qu’en y sondant le moment, c’est plus pour elle ? Est ce que c’est pour ça que je traîne une détestation des autres et du bonheur ? C’est pour ça qu’aujourd’hui vivre dans la simplicité n'est pas si simple pour moi ? C’est pour ça que j’ai fait des mauvais choix?
Epiphanie :
Lorsqu’on est enfant, les parents représentent un symbole…
Un monument, une lumière. Un tout.
Mais lorsque les miens se sont séparés, ils n’étaient plus rien de tout ça.
Mes parents aimants s’étaient disloqués
Cette entité chatoyante, sublime, s’était désagrégé.
Ils s’étaient destitués.
Ils n’étaient plus « maman » et « papa ». Plus mes parents. Plus ce prestige. Plus ce, tout.
Ils étaient devenus, simplement, Diana et Fred.
suite à des jurons, des représailles, une question…
Pour la première fois de ma vie, j’ai rencontré mes parents en tant que personnes.
Et à dix ans, ce jour-là, mes parents sont morts devant moi.
Les enfants oubliés d’une séparation :
Il est 20h du soir.
J’ai fait quoi, c’est moi ?
Awa (non)… mon fils.
Qu’est c’j’ai po fait alors ?
Rien…
Man ça va ?
Oui mon ange.
Il embrasse sa maman sur ses ecchymoses. Il regarde son papa.
Papa ?
Oui c’est moi. Vin pye la…steuplait.
Hmmm… Écoute mon ange.
Oui maman.
Papa et moi on (se) sépare…
papa est en larme…Il n'a jamais vu papa en larmes…il le regarde pendant longtemps.
Mon chat ? Teo ?
Oui ?
Il est au milieu de ses parents
Papa et moi on (se) sépare…
Ça veut dire quoi ?
Qu’on sera plus ensemble.
J’comprends pas.
Papa et moi on s(e)ra plus ensemble.
Mais Man des parents c’est toujours ensemble ?
Oui d’base. Mais plus papa et moi. Parce que papa m’a…
Eh! Mens doucement.
Ca signifie q’mon ptit frr et moi on (se) sépare ?
Mais non… on (se) sépare pas entre frères.
Entre parents non plus ?
…
Mais ça veut dire qu’on se voit plus ?
Mais si, c’est pour la vie des parents. Juste un 1 weekend sur 2 pour l’un et toutes les semaines pour l’autre.
Pou(r)quoi ?
Parce que Pa m’aime plus.
Ah bon ?
Il chip pas vraiment mets il fait le bruit de bouche qu’il sait bien faire pour désapprouver
Non fils, c’est parce que Diana et moi on s’aime plus.
Diana ?
Maman excuse moi.
ils chuhotent diana parce qu’ils découvrent le prenom de sa maman qu’il a jamais entendu dans son foyer familiale.
Diana…Di…Diana…Mais c’est faisable q’des parents s’aiment plus ?
Oui… C’est la vie.
Si c’est ça la vie…j’aime po la vie alors.
Pa di sa kon sa. ( dis pas ça ) Sa ou ka...