Viens voir mon nouvel appart

Tina, maintenant seule dans la vie, s’emmerde. Elle a décidé de déménager pour vivre sa nouvelle vie et en-fin « briser l’armure ».
Elle habite désormais dans un tout nouvel appartement qu’elle vient de louer.
Pour elle, la fêtarde, il est hors de question de rester à se morfondre.
Elle vient de demander à Elena, sa meilleure copine, de venir visiter ce nouvel appartement…
Dès l’entrée d’Elena, on entre en réalité dans un vaste souvenir délirant dit par ces femmes qui s’évadent d’un monde futile et barbant de mecs qui se la pètent grave.
Certes, vous ne les verrez jamais, mais vous allez beaucoup entendre parler du fameux Roro, de Simon, de Virgile, de Robert premier, Robert II, Bouboule, Lucette, Séverine, Gilles, André…
Et pas toujours de la plus belle des façons…
Prêts pour un gros délire ?

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ACTE I

 

 

Nous sommes en 2009 au mois de juin, le premier week-end. Tina va arriver dans son nouvel appartement qu'elle vient de louer dans un immeuble HLM d'une ville de moyenne importance. Elle vient de la région Parisienne. La veille au soir, elle a déposé quelques premiers cartons dans la salle de l'appartement. Elle arrive tenant sous son bras une table de camping et deux sièges de camping. A l'ouverture du rideau, on doit très nettement entendre des bruits d'ouverture spécifiques de clef de l'appartement puis l'entrée de l'artiste qui souffle.

Tina (Qui entre en soufflant car elle vient de monter deux étages sans ascenseur avec une table et des chaises de camping. Elle râle.) - Ca commence très fort. Pas d'ascenseur ! Quand je pense qu'ils voulaient m'envoyer au huitième !

Tina prend son temps et ouvre calmement la table de camping, puis les deux sièges de camping et termine en s'asseyant sur l'un de ceux-ci, comme vannée

Tina (Sur un regard circulaire et désespéré) - Qu'est-ce qu'il est moche cet appart'. Faut tout refaire. Y'a rien de bien...

Le téléphone portable vibre.

Tina– Oui... Ah c'est toi Eléna !

Eléna - …

Tina (Qui va vers une fenêtre à droite de la scène, côté porte) - Non, tu t'es trompée d'entrée ma puce. Moi c'est l'entrée « G » puis deuxième étage, appartement 212.

Eléna- …

Tina - Ah tu es dans l'entrée G devant l'ascenseur ? Alors courage ma grande. Tu n'as plus qu'à te farcir les deux étages à pinces car ce con est en panne... (Puis énergique) Allez, on se bouge ma puce !

Tina (Qui raccroche violemment son portable et se parlant à elle toute seule) - Pauvre Eléna, elle va encore me dire qu'elle est heureuse que l'ascenseur soit en panne et que ça lui fait faire de l'exercice ! Mais bon, c'est vrai aussi qu'elle a réussi à perdre 327 grammes en deux mois alors que moi j'en ai pris 118...

Tina se lève et regarde désespérément la pile de cartons en faisant de grands gestes de désespoir. Elle s'approche de la pile comme pour lire les étiquettes qui ont été apposées sur chacun de ceux-ci, tout en marmonnant le nom de chacun d'eux.

Tina - Cuisine, salle de bains, chambre, Ah, voilà, Maquillage (On aperçoit alors un carton qui est beaucoup plus grand que les autres). Viens par ici toi !

Au même instant, la sonnette qui retentit. Tina part avec son carton sous le bras pour aller ouvrir.

On entend alors un grand bruit genre carton qui tombe rempli de flacons... Puis au bout de quelques instants, retour de Tina suivie de Eléna, toutes les deux pliées en quatre pour rire...

Eléna (Riant fort) - Mais c'est de ta faute, tu m'as dit que fallait pas amener de gâteaux...

Tina - Ben ouais, on va encore prendre 150 grammes... Puis tu m'as dit «laisse tomber »...

Eléna - Oui, « laisse tomber » pour les gâteaux, pas pour le carton...

Tina - Ben oui, mais ça a pas fait le tour dans mon cerveau, alors j'ai laissé tomber le carton moi...

Eléna (Qui pose son paquet de gâteaux bien en vue) - Mais tu vas pas ramasser ?

Tina - Attends, on verra ça après, je suis écœurée par cet appart'

Eléna (Tournant autour de la pièce) - Ouais, ça a pas l'air top...

Tina (Dépitée) - T'as vu la tronche de l’appart' ?

Eléna - Sans compter que l'ascenseur est en panne...

Tina (Enervée) - Tu te rends compte qu'ils voulaient me filer le huitième ?

Eléna - Sans ascenseur ? Non, je le crois pas ! Encore le septième, pourquoi pas !

Tina (Etonnée) - Pourquoi le septième ?

Eléna (D'un mouvement de visage) - Ben le septième c'est presque déjà le septième ciel non ?

Tina (Tapant sa tempe du doigt) - Non, mais tu imagines faire venir un mec ici ?

Eléna (Sèche) - Non.

Tina - Faudrait vraiment qu'il s'accroche le pauvre...

Eléna (Rassurante) - Oui, mais en mettant beaucoup de parfum et un bon décolleté, ça le fait non ?

Tina  - Oui. Faut vraiment qu'il soit grand le décolleté...

Eléna - Et faut surtout planquer la clef après avoir fermé à double tour pour être sûr qu'il ne se barre pas...

Tina (S'esclaffant) - Barjots comme ils sont les mecs, il serait capable de se barrer par la fenêtre …

Eléna (Sournoise) - Tu lui piques ses clefs de bagnole.... ou...

Tina - Ou quoi ?

Eléna - Non rien, j'aillais dire une connerie...

Tina - Ouf, tu me rassures...

Eléna (Dépitée) - De toutes façons, je dis plein de conneries...

Tina - Ca me fait penser à Roro ton histoire...

Eléna (Surprise) - Quelle histoire ?

Tina - Le mec qu'on enferme pour pas qu'il s'échappe...

Eléna - T'as déjà enfermé un mec pour pas qu'il s'échappe toi ?

Tina - J'avais dit à Roro que j'avais laissé tomber les clefs par la fenêtre sans le faire exprès...

Eléna - C'est qui Roro ?

Tina...

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Posté le 20 octobre 2026 par Jean-Luc Pecqueur

Jean-Luc Pecqueur
Jean-Luc Pecqueur

Celui qui n'ose rien dans la vie n'a jamais rien non plus.

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