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Le restaurant gastronomique de cuisine moléculaire “le Point de fusion” est sur le point de fermer pour cause de faillite financière. Mais le plongeur, Jacques Mayo, le mec qui fait la plonge quoi, a une idée de génie : surfacturer les clients de ce soir pour sauver le restaurant et trouver les 50 000€ qui manquent… Les 2 familles qui ont réservé leur soirée ne sont pas au bout de leur surprise !

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(Le rideau s’ouvre. Jean est au centre de la scène, assis sur une chaise, la tête entre les mains, en train de pleurer. Jacques entre par Jardin, un panier dans les mains.

Jacques : Bonjour Monsieur, qui êtes vous ?

Jean : (en s’essuyant les yeux, un peu honteux) Bonjour, je suis Jean le propriétaire du restaurant.

Jacques : Ah non, je le connais moi le proprio d’ici, ce n’est pas vous, c’est Gérard, hein.

Jean : Gérard, c’est le chef cuistot, mais moi je suis le propriétaire financier.

Jacques : Le propriétaire financier ?

Jean : En résumé c’est mon restaurant et Gérard c’est le directeur, enfin c’était … (sanglote)

Jacques : Ah oui, ok, alors vous êtes le grand patron !

Jean : Oui c’est ça.

Jacques : Le big boss

Jean : Hum hum

Jacques : Le PDG

Jean : Hum hum

Jacques : Le daron, le taulier…

Jean : Oui, bah c’est bon on a compris. Et vous d’ailleurs, vous êtes qui ?

Jacques : Ah moi, patron, je suis Jacques Mayo, le plongeur. Le mec de la plonge, quoi.

Jean : Ah !

Jacques : Et il est où Gérard, là ? Et les autres ? Le resto va bientôt ouvrir, non ?

Jean : Il sont tous partis.

Jacques : Comment ça, partis ? Ils vous ont laissé tout seul patron ?

Jean : Le restaurant va mal, le banquier m’a appelé ce matin et il m’a dit : si vous ne m’apportez pas 50 000 € d’ici demain, je vous envoie les huissiers. Je l'ai dit à Gérard, je me suis dit qu'il aurait peut-être une solution. Il a réfléchi 30 secondes et il m'a dit : « Oui, j 'en ai une ! », et avec toute l’équipe, ils ont quitté l'établissement en emportant tout : les vins, la nourriture, les assiettes, les verres, tout, tout…

Jacques : 50 000 € … (siffle) le restaurant va mal !

Jean : Oui c’est ça.

Jacques : Le restaurant va couler…

Jean : Hum hum

Jacques : Il va faire faillite…

Jean : Hum hum

Jacques : Il prend le bouillon, il fait naufrage, c’est la banqueroute…

Jean : Oui, bah c’est bon on a compris. Je sais, je suis ruiné.

Jacques : Mais si vous êtes dans la financerie, ça ne devrait pas être un problème pour vous patron et puis vous allez remonter un autre restaurant, hein ?

Jean : Non, c’est n’est pas possible. Je n’ai plus un rond et puis j’avais un très gros restaurant qui a déjà fermé l’année dernière alors je vais certainement être interdit de remonter un établissement.

Jacques : Vous avez déjà coulé un resto ?

Jean : Hum hum

Jacques : Et bien comme on dit patron, jamais deux sans trois. Ah ah ah

Jean : (soupir)

Jacques : Et le resto qui a (siffler en faisant signe de plonger) c’était aussi un restaurant de cuisine moléculaire ?

Jean : Non, c’était un restaurant Thaïlandais.

Jacques : Et il s’appelait aussi : “Point de Fusion” ?

Jean : Non, il s’appelait “Tannique”

Jacques : Tannique ?

Jean : Tannique comme du vin, comme le chocolat, le café, le thé… les tanins

Jacques : Ah Ah Ah, bah normal qu’il ait coulé.

Jean : Pourquoi ?

Jacques : Bah appeler un restaurant Thaï Tannique… normal que ça coule.

Jean : (Etonné) Titanique… j’y avais pas pensé. Finalement je vous ai peut-être jugé un peu vite Jacques, vous êtes quelqu’un avec des ressources insoupçonnées.Vous avez d’autres compétences comme ça ?

Jacques : Je suis un peu humoriste aussi, mais ça vous l'avez certainement déjà constaté ! Par exemple quand je vous ai vu en train de pleurer et que vous m’avez donné votre prénom, je me suis dit que votre nom devait être Negrosurlapatate.

Jean : Jean Negrosurlapatate… oui on me l'a déjà faite.

Jacques : Ou Jean Peuplu !!

Jean : Oui Jacques...

Jacques : Ou...

Jean : Oui Jacques ! C'est bon !

Jacques : Et puis je suis aussi imitateur de Bourvil, (il lance une imitation en exemple) Ah ben dites donc elle marchera beaucoup moins bien.

Jean : Alors, effectivement on dirait Bourvil… imité par Jean-François Dérec.

Jacques : Ah !? Ouah, je savais pas que je pouvais en faire deux à la fois !! Merci patron ! Et vous savez ? Je suis aussi un peu magicien !

Jean : Et avec votre magie, vous ne voulez pas me faire apparaître 50 000 € là ?

Jacques : Là maintenant ?

Jean : Bah si vous pouviez...

Jacques : Tout de suite ??

Jean : Oui !!

Jacques : Bah c’est pas possible ça patron, je galère déjà avec les pièces de deux...Par contre j’peux vous aider à les gagner.

Jean : Ah et comment ?

Jacques : J’ai bien observé le chef Gérard en cuisine et ça n’est pas si compliqué. Je pourrais très bien le remplacer et puis vous vous feriez le service patron.

Jean : Moi ? Faire le serveur ?

Jacques : (avec un grand sourire) Pourquoi pas, patron ? Avec votre tenue, vous avez déjà l’air de quelqu’un qui connaît les grands vins.

Jean : Très drôle ! Et puis ça va être compliqué, il n’y a plus rien ici, plus de vin, plus de nourriture, plus d’assiettes…

Jacques : Stop patron, ne soyez pas défaitiste, on peut toujours trouver une solution.

Jean : Et puis il n’y a que 3 tables réservées ce soir, alors je ne vois pas comment récupérer 50 000 € ?

Jacques : Pas de problème, on va sur-facturer, patron ! J’suis sûr que vous savez faire ça.

Jean : Oui.

Jacques : Voyez, vous êtes un peu magicien aussi !(Le Téléphone sonne Jean décroche)

Jean : Oui allô ?… Oui bonjour monsieur, vous êtes bien au point de fusion… A quel nom ? Dalors ! C’est noté bonne soirée monsieur Dalors. (Raccroche) Hé ben … Voilà le magicien... Plus que 2 tables.

Jacques : Tant mieux ça nous fera moins de travail et puis c’est plus facile de diviser 50 000 en...

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