Variations sur le même thème

Ce texte est inspiré par Pirandello, Six personnages en quête d’auteur et par Tchékhov, La Mouette. La pièce ne peut être jouée qu’un seul soir en raison d’un danger qui menace la ville, de sorte que la création, la répétition et la représentation se déroulent en même temps.

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Premier tableau

La scène est éclairée, les panneaux coulissants sont fermés. Victor entre avec son violoncelle côté jardin, traverse la scène et se place côté cour, accorde son instrument et joue le thème principal qui sera repris avec des variations tout au long de la pièce. Tous les comédiens sauf Nina entrent en scène par les panneaux coulissants qui s’ouvrent et restent entrouverts. Ils entrent bruyamment, à la fois joyeux de se retrouver et inquiets, préoccupés. Ils bavardent sans que l’on perçoive distinctement leurs paroles. On peut cependant entendre : « ça va ? Pour y voir clair, le temps qu’il fait, aucune idée, à vrai dire, quel malheur ! Je ne crois pas, quelle est la question ? On verra bien ». Les comédiens sont libres d’improviser d’autres répliques. Sur un signe de Pablo, les comédiens se taisent, quelques murmures subsistent puis silence. La musique s’arrête.

 

PABLO : Mes amis, nous avons obtenu l’autorisation de répéter ce soir et ce soir seulement. Aussi, je vais vous demander l’impossible. (Murmures et différentes réactions des comédiens) Comme d’habitude, vous me direz ! Ce temps très court qui nous est donné, cette unique soirée que nous passerons ensemble doit être le ferment qui nous permettra d’inventer, de composer la pièce que nous allons jouer. Vous allez improviser, construire votre personnage, écrire votre rôle. Il n’y a pas de partition.

MELUSINE : Amusant ! Un seul soir, comme Médée le temps de préparer ses poisons.

ARIANE : Sauf que cette fois-ci, le poison est dans l’air.

ETIENNE : On le respire, on l’attrape au vol à chaque parole, c’est le drame pour un comédien ! Une parole empoisonnée. On va rester muets.

PABLO : Ne commence pas tes pitreries Etienne. Nous avons peu de temps, c’est bien pour cela qu’il va falloir trouver ensemble les mots justes.

MELUSINE : C’est quoi les mots justes Pablo ? Les mots magiques, les mots qui font rêver ou les mots qui percent l’abcès, qui nous sauvent ou nous font tous crever ?

PABLO : Mélusine, tu le sais mieux que quiconque, les mots qui précèdent le silence.

VINCENT : Ah ! le mot qui tue le comédien ! Le silence ! Alors, taisons-nous, c’est mieux. On va s’installer pendant une heure ou deux, se regarder dans les yeux, boire un coup, tiens, ce serait une idée. Plus de gaspillage verbeux. Le bonheur ! Juste de la musique. Victor ! À toi l’honneur !

Victor ne joue pas, il adresse un petit salut à tous.

PABLO : Vincent, si tu es de mauvaise humeur, tu n’es pas obligé de rester. On n’a pas le choix, un soir pour improviser et ficeler le tout.

VINCENT : C’est ton idée, inventer nos rôles, mais pourquoi, puisqu’on a des milliers de textes sous la main ?

ARIANE : Vous n’allez pas vous disputer ce soir. C’est l’idée de Pablo, on la suit, c’est tout, on verra bien.

VALERE : Ariane a raison, on est tous venus ici, on n’a rien d’autre à faire. On lance les dés et hop, un double six ! Qui gagne, qui perd, est-ce que c’est grave ?

PABLO :  Eh bien, Valère, à toi de jouer !

VALERE : Je ne suis pas prêt, j’ai besoin de me dégourdir les jambes ! (Il fait l’idiot avec des petits mouvements ridicules)

VINCENT : Si tout le monde est d’accord, j’entre dans l’arène, mais sans courber l’échine. (Il fait un petit salut qui se veut comique) Ça vous dirait une bonne comédie !

ETIENNE : Qu’est-ce que ça veut dire « une bonne comédie » ? C’est comme une bonne guerre !

VALERE : On peut rejouer La Peste, comme ça, c’est fait, c’est bouclé, j’ai même vu un gros rat sur le trottoir d’en face.

ARIANE. On étouffe ici.

PABLO : On a toute la soirée, mais on ne va pas rejouer, je veux du neuf.

VINCENT : Oui, enfin, c’est toujours du neuf sur du vieux, c’est pour ça qu’une comédie …

ARIANE : Mais tout est comédie, par la force des choses.

VALERE : C’est toi qui dis ça : « Ariane, Ariane, ma sœur, de quel amour blessé / Vous mourûtes aux bords … »

ARIANE :  Il n’y a qu’une fois Ariane.

VALERE : Ah ! Toutes mes excuses, j’avais oublié. Mais j’aime bien répéter ce nom, il résonne dans la nuit des temps, ça me rassure, il est comme du verre, fragile et transparent.

PABLO : Ça va, ça va ! Valère, Ariane, vous êtes prêts ? J’aimerais que l’on centre le sujet.

VALÈRE: É finita la commedia !

PABLO : Le problème n’est pas le genre, mais ce que vous avez à dire, là maintenant, dans cette situation. Une seule soirée nous est accordée. Parlez-moi d’elle, de lui, de vous, faisons rire, pleurer, qu’importe.

ETIENNE : C’est vague.

VINCENT : Ça tient vraiment en haleine !

MELUSINE : Je ne vois pas comment intéresser le public sans un peu de piment.

ARIANE : Vous n’avez pas un peu chaud ou c’est moi ?

VALERE : J’y vais ! (Il se lance au milieu de la scène) Une place de marché remplie de monde - c’est comme un rêve - les gens se croisent sans crainte et chacun raconte son histoire. Puis un musicien entre avec son instrument, un violoncelle par exemple puisqu’on a Victor sous la main et se met à jouer une valse ou une gigue, ou bien une passacaille ou encore une tarentelle, non mieux, une fantaisie, et que diriez-vous d’un madrigal ! Il sonne bien ce mot, madrigal, je ne sais pas à quoi ça ressemble, mais ça me plaît et tous de danser, de rire, de pleurer !

VICTOR : Ça ne se danse pas !

VALERE : Quoi donc ?

VICTOR : Le madrigal, ça ne se danse pas, ça se chante.

VALERE : Eh bien, chantons sous la pluie ! Que sais-je !

ARIANE :  Je ne suis pas sûre que ça tienne une pièce.

VALERE : (Il s’assoit, essoufflé) Je suis découragé. Soudain, je ne sais plus pourquoi je suis là, j’ai l’impression qu’il me faudrait mille masques pour continuer à jouer.

ETIENNE : (moqueur) « Que Diable, allait-il faire dans cette galère ? »

VALERE : Et ça te fait rire ?

ETIENNE : Non, pas vraiment ! D’ailleurs je ne ris pas ! J’interroge !

VINCENT : Mélusine va nous envoyer au royaume des fées et le reste, on s’en occupera plus tard.

MELUSINE : Le royaume est devenu minuscule, j’ai plus assez de place.

Valère se lève et marche de long en large, soudain préoccupé comme s’il luttait contre le vent. Pablo s’en aperçoit et se dirige vers lui.

PABLO : Valère, qu’est-ce que tu as ?

VALERE : Rien, j’ai mal à la tête, mal dormi, ça va passer. On s’embarque pour où exactement ?

Mélusine saisit au vol la parole de Valère, comme si elle sentait un danger et pose un décor comme on lance une bouée à la mer.

MELUSINE : On est au bord d’un lac. Regarde comme la lumière est belle, il y a des mouettes.

Une lumière de matin d’été éclaire les panneaux coulissants qui se referment lentement.

PABLO : Asseyons-nous autour d’elle.

VINCENT : Oui, sinon, elle va disparaître, elle nous a déjà fait le coup.

Musique

Victor joue le thème.

 

Etienne et Valère déroulent le tapis, Mélusine se place au centre tandis que les autres disposent les chaises à proximité, Pablo prend place sur le canapé.

MELUSINE : (Très concentrée, regarde autour d’elle) Des cygnes noirs glissent sur le lac, on entend une musique au loin, Nina arrive, vêtue d’une robe d’été.

 Nina entre côté jardin, vêtue d’une robe légère en coton blanc.

NINA : Bonjour. C’est déjà l’heure ?

Tous se tournent vers elle.

VINCENT : On a déjà commencé, ma belle, tu es en retard !

NINA : Ne m’appelez pas ma belle, s’il vous plaît.

PABLO : Entre Nina, ne fais pas attention à Vincent, il n’est pas bien luné ce soir. Tu connais ton rôle ?

NINA : Je suis une mouette, vous le savez bien !

ETIENNE : Excusez-moi, mais je pensais que les mouettes, c’était plutôt au bord de la mer.

PABLO : N’interromps pas tout le temps, Etienne ! La mer, le lac, bref, il y a des mouettes.

MELUSINE : (Elle reprend sur le même ton) Un lac sur lequel glissent des cygnes noirs …

NINA : Mais je ne suis pas un cygne, je suis une mouette !

PABLO : On ne parle pas de toi, ma chérie.

NINA : Ma chérie ?

ETIENNE : Tu n’aimes pas non plus ! Alors, ma douce, ma tendre, ce qu’il te plaira.

NINA : Je peux m’en aller si je vous dérange.

ETIENNE : Non, non, reste, surtout ne t’en va pas. Excuse-moi.

PABLO : Arrête de t’excuser sans arrêt, Etienne. Reste Nina, j’ai besoin de vous tous.

NINA : Merci. C’est gentil. Je reste un moment. Mais je n’ai pas beaucoup de temps, je dois rentrer, il est tard. Je suis bien avec vous. À la maison, tout le monde crie.

PABLO : C’est à toi, Nina !

NINA : (D’une voix timide) Bonsoir, je m’appelle Nina, je suis une mouette.

ETIENNE : Tu l’as déjà dit mon ange. Vas-y, libère-toi, plonge directement.

VINCENT : Etienne, elle n’y arrivera pas comme ça. (Il se lève, pose son bras sur les épaules de Nina et l’entraîne un peu plus loin. Nina, docile suit le mouvement.) On t’écoute, on te regarde, on t’admire.

NINA : Ce n’est pas vrai. Personne ne fait attention à moi, je suis insignifiante, inutile. Je me cogne tout le temps, j’ai des bleus aux genoux comme une gamine. Pourtant j’aimerais tellement réaliser quelque chose de grand, me dépasser, ne plus voler au ras de l’eau, m’élever très haut au risque de me brûler. Je ne suis pas une mouette, je suis un papillon attiré par la lumière. Mes rêves sont merveilleux et moi je suis ridicule.

Musique

Victor joue une variation.

Pablo se lève à son tour et s’approche de Nina. Tous les autres se lèvent et vont se placer à différents endroits. Vincent laisse Nina avec Pablo.

PABLO : Personne n’est ridicule ici ou alors on l’est tous. Tu crois que je ne le suis pas d’un certain point de vue à vouloir répéter cette pièce que nous n’avons pas encore écrite, exiger que vous sortiez de vous-même ce qu’il y a de plus secret, de plus intime ou de plus extravagant ! Tu es là parmi nous à ta place, c’est l’essentiel. Tu es notre rayon de lune. Sans toi, le monde vacille.

NINA : C’est un peu lourd à porter un rayon de lune. J’ai l’impression de glisser dans un trou noir.

PABLO : Je te retiens, tu ne glisseras pas.

Pablo s’éloigne, Valère s’approche de Nina.

VALERE : (D’un air guilleret) N’aie pas peur, petite libellule. Ce n’est qu’une farce amicale, légère et court vêtue et ainsi de suite. C’est moi qui joue ton amoureux, c’est donc moi qui te protège.

ARIANE : Si le rôle des amoureux était de protéger, ça se saurait. Je suis fatiguée tout à coup, j’ai terriblement mal au dos.

Tandis que Valère et Nina vont s’asseoir à l’écart tendrement enlacés, Mélusine poursuit son histoire mais les autres ne l’écoutent pas, elle est face au public.

MELUSINE : Un homme est assis au bord d’un lac, il attend une jeune fille qui ne devrait plus tarder, elle le lui a promis, mais il n’en est pas sûr, il regarde les cygnes, fait des paris et sort son appareil photos. Il dit : Si le cygne qui est le plus proche de moi s’envole, Nina viendra, sinon c’est raté. Il guette, écoute les moindres bruits, le vent dans les feuillages, les petites vagues sur le lac. Un cygne tout près de lui se frotte les ailes, on dirait qu’il va prendre son envol, mais il plonge sa tête dans l’eau, indifférent au malheur des hommes, il pêche un poisson.

Valère se lève, se dirige vers Mélusine, Nina s’éloigne en fond de scène, pensive.

VALERE : C’est moi !

MELUSINE : Qui donc ?

VALERE : Je suis l’homme assis au bord du lac.

Mélusine s’écarte du tapis. Pablo, Vincent, Etienne et Ariane s’assoient sur le canapé et les chaises, ils observent la scène qui se joue devant eux. Valère et Nina se mettent en place : Valère assis au bord du tapis attend, Nina s’approche de lui.

NINA : Tu m’as attendue ? Comme c’est gentil, je suis en retard, je suis désolée.

VALERE : Ça fait partie du jeu d’attendre. Je regardais les cygnes et je faisais des paris. Mais tout est faux.

NINA : (Elle s’assoit à côté de lui) Qu’est-ce qui est faux ?

VALERE : J’ai parié que si ce cygne-là s’envolait, tu viendrais ? Or il a fait mine, il s’est frotté les ailes, je me suis dit, c’est bon signe, mais non, il a plongé la tête dans l’eau.

NINA :  J’ai peur, c’est la première fois que je vais jouer devant elle.

VALERE : C’est elle qui te fait peur ?

NINA : Elle et les autres, ils vont voir que je suis une débutante.

VALERE : Justement, ils seront indulgents.

NINA : Mais je ne veux pas qu’ils soient indulgents.

VALERE : Il le faudra pourtant.

NINA : Pourquoi ?

VALERE : Parce que nous allons les décevoir.

NINA : Tu n’as pas confiance en moi ?

VALERE : En toi, oui mais pas en eux.

NINA : Que vont-ils faire ?

VALERE : Ne t’en fais pas pour eux. Nous allons les décevoir parce qu’ils vont nous perdre.

NINA : Nous perdre ?

VALERE : Nous allons disparaître Nina, ils ne le savent pas encore, ils croient que nous sommes éternels, qu’il y aura toujours Valère pour les faire rire et Nina pour les faire pleurer et sourire.

NINA : Ils peuvent vraiment faire les deux choses à la fois ?

VALERE : Sans même y penser ! Ils espèrent que Valère et Nina peuvent les sauver.

NINA : Les sauver de quoi ?

VALERE : De leur ennui, d’eux-mêmes, de leur vie. Ils entrent ici comme dans un royaume enchanté. Cependant, Mélusine l’a dit, son royaume est une peau de chagrin et les fées sont mortes de faim.

NINA : On peut tout de même faire quelque chose pour eux.

VALERE : On va répéter. Tu es prête ?

NINA : Sans mon texte, ce sera difficile.

VALERE : Pablo nous a demandé d’improviser. Regarde autour de toi, dis-moi quelque chose qui te vient à l’esprit, quelque chose de doux, de beau, de réconfortant.

NINA : Tu as besoin de réconfort ?

VALERE : Peut-être. Oui je sais, je n’ai pas toujours agi comme il aurait fallu. Je suis un dilettante. J’aime les matins fragiles en compagnie d’une jeune fille amoureuse, les dîners fins, les histoires de fantômes, les robes d’été sur les places de village. J’aime ce qui est pâle et qui brille à la fois. Regarde ! Le lac est lisse comme de la soie, le cygne ne s’est pas envolé et pourtant tu es venue. Je suis heureux. Ils sont tous là. Et toi, tu t’épanouis comme une fleur de lotus, tu es ce qui rayonne en nous. On a besoin de toi et je ne parle pas seulement pour moi.

NINA : Tu dis ça pour me faire plaisir, mais sans moi, tout se passerait beaucoup mieux.

VALERE : C’est parce que tu es là que je suis heureux mais cela ne durera pas. Tu vas partir et tout redeviendra comme avant.

NINA : Non, non, tout va changer. Il faut attendre que le cygne s’envole. Même si à l’instant ce qui me vient à l’esprit n’est pas joyeux, ni beau ni réconfortant.

VALERE : Qu’y a-t-il de si terrible ?

NINA : Je ne sais pourquoi, en cet instant, au fond du lac, je vois des murs hérissés de fils de fer barbelés. Quand j’étais à l’école et que dans les livres d’Histoire des photos montraient des hommes derrière des barbelés, je pensais que cela n’existait plus. Mais ça continue. On construit toujours des murs. Ce lac est si beau, on pourrait être si heureux. Je rêve de bonheur, mais je ne sais pas à quoi il ressemble. Peut-on être heureux ?

VALERE : À cette minute, on est heureux. Tu es là avec moi au bord du lac.

NINA : On passe notre temps à rêver d’une vie meilleure, plus lumineuse. Si l’on m’empêchait de rêver, je mourrais. Je ne fais que rêver ma vie, je ne sais pas la vivre. Qu’est-ce que c’est vivre ? La vie nous déçoit toujours. On ne fait que descendre lentement chaque marche d’un grand escalier, de temps à autre on se repose sur un palier et puis dans la brume on reprend notre descente. C’est vertigineux. Oh et puis, à quoi bon ! Je suis une égoïste ! Il y a tant de gens malheureux, je n’ai pas le droit de me plaindre. D’ailleurs, je ne me plains pas, je regarde ce lac, il est sombre mais demain aux premiers rayons du soleil, il sera bleu ou vert et nous, que deviendrons-nous ?

VALERE : Tu ne m’aimes pas.

NINA : Je suis bien avec toi.

VALERE : C’est probablement ce que tu peux dire de pire. Va les rejoindre, ils t’attendent. Je ne suis pas malheureux.

Nina se lève, Valère la suit.

Musique

Victor joue une variation mélancolique du thème.

PABLO : Je ne comprends plus rien, tout à l’heure, il avait peur qu’elle ne vienne pas et maintenant, il la renvoie ! Il faudrait savoir, ça ne tient pas cette histoire. Le cygne noir, le cygne noir ! Tu as perdu le sens de l’orientation, mon pauvre Valère !

VALERE : Je ne vois pas le rapport.

PABLO : Bon, ça ne fait rien. On n’y voit pas très bien d’ailleurs. Il ne fait pas encore nuit pourtant. Il faudrait un peu plus d’éclairage.

L’éclairage devient plus vif.

VINCENT : Valère, serais-tu amoureux de cette jeune fille ?

VALERE : C’est toi qui me poses cette question ?

VINCENT : Justement, c’est moi et personne d’autre. Nina ! Tu m’avais fait un serment autrefois.

NINA : Moi ? Quel serment ?

PABLO : Vincent, ne mélange pas tout !

VINCENT : Un serment à la terrasse d’un café, tu t’en souviens, c’était au mois de mai ?

NINA : Ah bon ! Je ne m’en souviens pas. Quelle terrasse de café ?

VINCENT : À Rome,

PABLO : Reprenons !

ARIANE : On n’a pas entendu la suite du prologue de Mélusine.

ETIENNE : C’est comme ça les fées, on leur coupe la parole, on ne veut pas entendre la suite, les vœux finissent toujours mal.

MELUSINE : Parce que vous les comprenez de travers.

PABLO : Vincent, c’est quoi cette histoire de...

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