Comédie Médiévale Burlesque
Quatre chevaliers auto-proclamés, se prétendant chacun chevalier d’une table différente, se disputent la propriété du Duc Dedieu, leur voisin décédé sans héritier, dont la terre est limitrophe aux quatre domaines.
Les épouse s’en mêlent et la guerre des sexes est déclarée.
La servante Amalie, au service des quatre familles, mène sa révolte.
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Dépôt SACD : le 14/06/2026
A Noisette, 28/09/2026.
ACTE I
Constance : Mon cher, j’ai appris ce matin que le Duc Dedieu, notre voisin vient de passer l’arme à gauche, il n’a pas de famille, et sa propriété limitrophe à la nôtre va être mise en vente.
Arthur : Nom de Zeus pour être une bonne nouvelle, c’est une bonne nouvelle.
Constance : Un peu de respect, on l’enterre demain.
Arthur : Oui bien sûr, mais nous sommes fauchés nom de Zeus.
Constance : Demande à tes potes, avec qui tu passes tes soirées à la taverne, à boire et jouer aux cartes.
Arthur : Ils sont aussi fauchés que moi…Oh lala j’ai mal à la panse.
Se rendant au chiottes, on frappe à la porte.
Constance : oui j’arrive, voilà voilà, Perceval qu’est ce qui t’amène ?
Perceval : Arthur où est Arthur, nom de Bélénos.
Constance : Pas loin, tout droit et la première à droite.
Perceval : Mais il est sur le trône.
Constance : Ben c’est normal, il est roi.
On entend Arthur qui force
Arthur : Nom de Zeus, ça ne sort pas, suis bouché !!
Perceval : Sors de là, il faut que je te parle de toute urgence.
Arthur : Attend un peu nom de Zeus.
Perceval : Peux pas je n’en peux plus nom de Bélénos.
Arthur : Tu n’as pas de lieu d’aisance chez toi ?
Perceval : Si mais il me faut m’entretenir avec toi, ça presse.
On entend un plouf.
Arthur : Ah enfin, ça fait du bien, nom de Zeus
Arthur sort
Perceval : Tu as appris la dernière ?
Arthur : Ben non, tu me fais peur, c’est grave ?
Perceval : Si on veut oui puisqu’il y a mort d’homme.
Arthur : Ah tu parles du Duc Dedieu qui a rendu l’âme.
Perceval : pour une nouvelle, c’est une nouvelle.
Constance : oui et alors ?
Perceval : Eh bien je voudrais demander quelque chose.
Arthur : Ah bon, quoi donc ?
Perceval : Eh ben, c’est que…nom de Bélénos.
Arthur : Qu’est-ce qu’il me veut celui-là ?
Perceval : Sa propriété limitrophe à la mienne va être mise en vente.
Arthur : A la mienne aussi, elle est limitrophe.
Perceval : Pas autant quand même.
Arthur : Pardon ? Elle est limitrophe à la mienne c’est tout nom de Zeus.
Perceval : Et moi je suis chevalier tout de même.
Arthur qui pouffe
Perceval : Pourquoi tu pouffes Arthur ?
Arthur : Ben j’ai envie de pouffer, alors je pouffe.
Constance : C’est plus facile que de chier.
Arthur : Oui c’est vrai, mais si je pouffe en même temps que je chie, ce sera peut-être plus facile.
Perceval : Plus facile pour quoi ?
Constance : Plus facile pour chier, imbécile.
Arthur : Bon alors que me veut Bélénos.
Perceval : Il veut ce qu’il y a de bien pour moi.
Arthur : C’est à dire ?
Perceval : T’emprunter de l’argent (A toute vitesse, gêné).
Arthur : Articule, je n’ai rien compris.
Constance : Et pourquoi faiiiiire.
Arthur : Pourquoi faire quoi ?
Constance : Ce cher chevalier de la table ovale veut nous soutirer de l’argent.
Arthur : Pourquoi faiiiiire.
Constance : Ben devine nous prendre ce qui nous revient de plein droit.
Arthur : Pas compris.
Constance : Il veut acquérir la propriété du vieux chnoc, t’es con ou tu te forces ?
Arthur : Ah bon ? Quel vieux Chnoc ?
Constance : se prend la tête
Ben non c’est naturel.
On frappe à la porte
Constance : Voila voila ...j’arrive.
Amalie : Bonjour madame.
Constance : Amalie, vous tombez bien Arthur sort du trône.
Amalie : Bien madame
Amalie : se dirige vers le lieu d’aisance
Oula la quelle infection ça pue quelle horreur.
Arthur : Bon c’est bon ça va Amalie.
Amalie : Non ce n’est pas bon et ça ne va pas du tout, c’est la merde.
Constance : qui pouffe Comme vous dîtes.
Arthur : à Perceval, Elle aussi elle pouffe et tu ne dis rien ?
Perceval : Me dit que peut-être elle a envie de… Non rien, si je te fais cette demande c’est que je ne peux faire autrement.
Arthur : Déjà pour commencer tu n’es pas plus chevalier que moi suis curé, je te rappelle que je suis le chevalier de la table ronde…le seul et unique chevalier dans la région, et roi de surcroît.
Perceval : Mais…
On frappe à la porte
Constance : Voila voila …j’arrive, Lancelot qu’est ce qui t’amène ?
Lancelot : Nom de Cernunnos, Arthur Arthur t’es où ?
Arthur : Pas loin.
Perceval : Moi non plus.
Lancelot : Qu’est-ce que tu fous là toi ?
Perceval : Et toi ???
Lancelot : Je viens m’entretenir avec le roi Arthur en tant que chevalier de la table rectangulaire.
Arthur : Je suis le seul chevalier dans toute la région, et roi de surcroît.
Perceval, Lancelot : mais…
Arthur : Il n’y a pas de mais, vous n’êtes pas des chèvres, chevaliers non plus d’ailleurs.
Amalie : Avec un masque sur le visage
Ça y est j’ai fini, je revendique une augmentation salariale.
Arthur : C’est quoi ça une augmentation salariale, tu es nourrie logée quand tu nettoies chez tes seigneurs.
Constance : Elle est pote avec le druide, il lui explique ce qui va se passer dans le futur.
Amalie : Oui il vaut mieux anticiper, si je veux profiter de ma retraite.
Perceval : Retraite c’est quoi ça retraite ?
Amalie : Vous continuerez tous à me payer mais je ne travaillerai plus.
Arthur : Attends que je le chope celui-là, ma chère Amélie n’écoutez pas ce vieux grigou il a beaucoup d’imagination, on verra dans un siècle ou deux.
Amalie : Ma vie ne sera que plaisir et loisir, j’ai très envie de faire du théâtre, à oui du théâtre, vive le théâtre…
Perceval : En attendant, va chez moi il y a les latrines à nettoyer.
Lancelot : Chez moi aussi avant la retraite.
Amalie : Ah non !!!suis en weekend.
Arthur, Perceval, Lancelot : Pardon ???
Amalie : Oui à partir de maintenant tout de suite, je travaille les cinq jours de la semaine et le weekend eh ben je suis en weekend.
Perceval : Et tu travailles quand tu es en weekend ?
Amalie : Ben non, suis en weekend, j’ai droit également à cinq semaines de congés payés par an.
Lancelot : C’est écrit où ça ?
Amalie : Voici mon nouveau contrat de travail Mme Constance, merci d’écrire « bon pour accord » et parapher rapidement, vous et…. Mr le chevalier qui est roi de surcroît.
Perceval, Lancelot : C’est quoi ce ciiirque.
Amalie : Ne vous inquiétez pas, vous aurez également un exemplaire remis en main propre quand j’arriverai sur mon lieu de labeur.
Perceval : Et sinon quoi ?
Amalie : Sinon, parole de cheminot, je me mets en grève générale illimitée, sur ce bon weekend.
Arthur : Bon week…
Constance : Ta gueule Arthur.
Amalie s’en va
Constance : C’est la libération de la femme…en avance.
Arthur : On n’a qu’à embaucher des hommes.
Perceval : Pas trop d’accord.
Lancelot qui pouffe
Perceval : Tu pouffes ?
Lancelot : Et tu sais très bien pourquoi Perceval.
On frappe à la porte
Constance : Voila voila j’arrive, Yvain mais vous vous êtes donné le mot ou quoi ?
Yvain : Je souhaite m’entretenir avec Arthur, en tant que chevalier de la table carrée nom de Sucellos.
Il y a bien du monde, vous faites une réunion en catimini sans m’informer ?
Perceval : Nous venons également nous entretenir avec le seul et unique chevalier, j’ai nommé le roi Arthur.
Lancelot : Vla qu’il fayotte maintenant.
Arthur : Il a raison, Je suis le seul chevalier dans la région et roi de surcroît vous me devez obéissance nom de Zeus.
Perceval, Lancelot, Yvain : Hein mais…
Arthur : Il n’y a pas de mais…les chevaliers des tables rectangulaire, ovale et carrée n’existent pas, aucune trace écrite dans le futur m’a dit le druide.
Lancelot : Ah bon…mais…C’est toi Arthur qui nous as nommés.
Arthur : C’était pour rire et dans le cas présent ça ne m’arrange pas du tout, la propriété limitrophe à la mienne me revient de plein droit.
Constance : Monsieur est un plaisantin (se rapprochant d’Arthur).
Perceval : limitrophe à la mienne aussi.
Yvain : qui ne comprend rien Limiii à la mienne aussi je crois.
Lancelot : Ecoute chevalier de mes deux, cette propriété ne te revient pas de plein droit, tu n’étais pas de la famille du vieux bouc.
Arthur : Je demande réparation !!!
Constance : Du calme mon cher, Lancelot est bien plus en forme que toi.
Arthur : Maiiis…tu ne m’a pas laissé finir, j’ai besoin d’aide pour faire des travaux de réparation de la grange qui s’écroule.
Constance : Paardon ...gros yeux étonnés.
Arthur : Calmons-nous, on est là pour débattre pas pour se battre.
Perceval : Lancelot, toi non plus il me semble, tu n’es pas de sa famille au Duc, par contre moi j’étais comme de sa famille, vu que je l’aidais à mes heures perdues.
Lancelot : Ouais tu parles beaucoup toi, tu t’en foutais du Duc c’est surtout sa jeune et jolie servante qui t’intéresse.
Perceval : Oui je rendais service quoi, ça crée des liens.
Lancelot : Pas trop avec le duc quand même.
Perceval : Ben si on le laissait nous espionner ce vieux cochon, on était donc un peu lié quand même.
Lancelot : Ah ouais et Adelina elle est au courant ?
Perceval : Bien sûr, elle participait même de temps en temps.
Constance : Par Sainte Izanami-no-Mikoto, pas possible.
Arthur : regard éberlué C’est qui celle-là ?
Constance : déesse japonaise de la fertilité et de la nature.
Perceval : Oh oui dans la nature, Adelina m’a donné 5 enfants, sans compter ceux qui ont foiré en route.
Arthur : Bon revenons à nos moutons.
Yvain : quels moutons ?? Moi j’étais son meilleur ami.
Lancelot : Toi aussi avec la bonne ?
Yvain : Non mais je prenais souvent des nouvelles de Mr le Duc.
Lancelot : Te connaissant c’était surement intéressé.
Yvain : Ah ah ah ta raison je demande réparation !!!
Constance : et ça recommence, pas toi Yvain non et non
Yvain : Mais laisse-moi finir, je parle de la réparation de sa clôture endommagée par mon taureau en rut.
Constance : Il ne s’appelle pas Perceval ce taureau ?
Perceval : N’importe quoi, par contre tu n’as pas de taureau Yvain il me semble.
Yvain : Et Benn …maintenant si.
Lancelot : Et il sort d’où ce taureau ? nom de Cernunnos.
Yvain : Eh ben … je l’ai trouvé dans mon pré un matin, il était en train de s’occuper des vaches, elles attendaient toutes leur tour, c’est incroyable je n’ai jamais vu ça, il les met dans un éeetat.
Perceval : Il est apparu comme par magie ? Tu te moques de nous Yvain.
Yvain : oui c’est bon, c’est mon ami le Duc qui me l’a donné, voilà vous êtes satisfaits !!
Arthur : Comment ça il te l’a donné ?? nom de Zeus.
Yvain : Ben il me l’a donné c’est tout, ça ne vous regarde pas nom de Sucellos.
Perceval : C’était un vieux cochon nom de Bélénos.
Constance : Il t’a demandé quoi en échange de son taureau ?
Yvain : Ben rien à quoi vous pensez ?
Lancelot : A la même...